Nice à l’inverse de la France actuelle a une identité très forte et entend la conserver ; cependant, elle n’est pas repliée sur elle-même et il convient de rappeler quelques vérités à ceux qui nous taxent de chauvinisme ou pire. Les Niçois ont toujours été accueillants et très tôt la Maison de Savoie, avec l’assentiment des niçois, avait disposé que tout étranger pouvait venir à Nice pour y travailler. L’Inquisition n’a jamais été acceptée à Nice et quand il fut question de l’y installer, les consuls Niçois s’y opposèrent formellement. Dès le XVéme siècle Nice a accueilli les israélites que l’on persécutait dans tous ces pays d’Europe qui aujourd’hui donnent des leçons de morale. Ils on peu a peu formé une importante communauté, qui sans renier ses origines est devenue niçoise et a servi les intérêts économiques de la ville. Plus tard Nice a accueilli des ressortissants de diverses origines  : anglais, russes, vaudois, italiens, espagnols, arméniens, yougoslaves, africains, nordiques, asiatiques, pied-noirs, maghrébins et d’autres encore.

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Outre les églises catholiques et traditionalistes, Il existe à Nice deux églises orthodoxes, des temples protestants, des synagogues, une église arménienne, des lieux de cultes évangélistes, antoinistes, pentecôtistes, adventistes, méthodistes, mormons, des salles pour les Témoins de Jéhovah et j’en omet sûrement.

Depuis une quinzaine d’années, la population issue du Maghreb ayant passablement augmenté, il y a aussi de nombreuses salles de prières musulmanes, dix-huit si ma mémoire est bonne. Les religions originellement non issues du pays de Nice, n’ont donc jamais posé problème aux Niçois dans la mesure où, relativement discrètes elles souhaitaient pas imposer à la collectivité niçoise des us et coutumes qui n’étaient pas les siens. Mais Nice qu’on le veuille ou non a des racines chrétiennes et la société niçoise a été forgée selon les préceptes chrétiens. La culture niçoise et beaucoup de ses traditions découlent cet état de chose et le perpétuent même si pour beaucoup aujourd’hui le fait religieux est plus culturel que formel. Tous les groupes humains ont des racines, historiques, religieuses culturelles, et il est légitime qu’ils veuillent les conserver ; les Niçois entendent faire de même.

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Cela dit les niçois, dans le passé, ont toujours refusé les outrances commises au nom de leur religion : l’inquisition a été rejetée, Garibaldi a lutté contre le pouvoir temporel des papes et il est un héros pour les Niçois, quand l’église a interdit de donner une sépulture chrétienne à Paganini qui avait refusé les deniers sacrements, les notables Niçois et à leur tête le comte de Cessole président du Sénat, recueillirent et protégèrent sa dépouille. Les Niçois refusent le sectarisme ; dans le passé ils n’ont jamais accepté les dérives de leur propre classe sacerdotale, qui de surcroît joua le rôle néfaste que l’on sait lors de l’annexion, aujourd’hui il n’accepteront pas celles des ministres des autres religions.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 - Nice, terre d'acceuil 

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure