La France a longtemps été un pays férocement colonisateur, cocardier et imbu d’une supériorité autoproclamée ; le Pays de Nice jamais. Ses habitants qu’ils soient de souche ou adoptés, n’ont donc pas à subir les problèmes qui découlent des fautes de la France, pas plus que les haines et rancoeurs que certains peuples naguère colonisés éprouvent pour l’ex-colonisateur. A l’heure actuelle la France à choisi des options structurelles qui ne conviennent pas aux vrais Niçois. L’ex-hexagone gaulois est un pays ouvert à tous les vents ; il tend à devenir un simple espace géographique et économique, peuplé de transplantés, ma l’aubre transplantat, non e mai de frucea caergat… La cohésion sociale des populations qui y vivent n’est plus assurée comme autrefois par une histoire, une culture et une tradition religieuse commune, ni par des aspirations et buts partagés.

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En France, le lien social s’articule, officiellement du moins, autour de valeurs philosophiques théoriques, censées unir une somme de différences la plupart du temps inconciliables. Ces valeurs ne sont que des postulats de référence, transgressés par ceux là même qui en font la promotion ; elles occultent de surcroît, le fond de la nature humaine que nul ne peut prétendre élever à un idéal en légiférant : les valeurs morales ne se décrètent pas et encore moins par ceux qui les violent. En France, la réalité est toute autre que le discours ; ce qui unit ces différences qui n’ont ni histoire, ni culture, ni religion commune, ni même le désir de vivre ensemble, ce n’est nullement une communauté d’idéaux.

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Le croire est stupide et le faire croire est criminel. Ce qui unit ce conglomérat hybride, c’est une addition de non-valeurs partagées ou subies : c’est la somme des faiblesses et des renoncements du pouvoir politique qui fuit ses responsabilités ; ce sont les largesses diverses accordées abusivement, dans le but de maintenir la paix sociale, c’est l’assistanat qui prive chacun de sa dignité et de sa liberté, c’est l’incitation à la jalousie sociale et non au travail, c’est la non considération de l’effort et de l’esprit d’entreprise, c’est l’affaissement de l’autorité qui permet à chacun de se dispenser de ses devoirs tout en exigeant toujours plus de droits, c’est la démagogie utilisée à des fins politiciennes, c’est l’égalisation par le bas qui sous prétexte d’égalité impose la médiocrité à tous et éteint toute aspiration à l’excellence, c’est la confusion entre la culture qui est d’essence supérieure et un conglomérat d’habitudes, voire de déviances, c’est enfin l’exemple déplorable donné par des élites corrompues.

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Ces liens négatifs qui enserrent les divers éléments de la société française dans une même nasse mais ne les unissent pas, ne sont nullement des valeurs ; ils sont mortifères hypocrites, fragiles et circonstanciels ; ils n’engendrent ni énergie, ni travail, ni richesse économique, ni élan moral, ni élévation spirituelle ; ils sont encore moins porteurs d’espérance et de foi dans un avenir commun meilleur. En aucun cas il ne peuvent constituer le ciment d’une nation. Ils sont le signe d’une affreuse décadence non seulement admise mais organisée et planifiée, de sorte que les politiciens qui en sont responsables ne soient pas sanctionnés et conservent le pouvoir. Ceux qui dirigent ce système, y participent, en profitent ou le soutiennent sont les fossoyeurs de ce qui fut la France.

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Je ne pleurerai pas sur le naufrage du système jacobin corrompu qui récolte ce qu’il a semé, si Nice n’avait à en souffrir cruellement ; je laisse le soin à un Français, Charles de Gaulle, de qualifier la classe politique française en citant ce qu’il confia à Jean-Raymond Tournoux : « ces tristes joueurs d’une sombre comédie, ces danseurs d’un ballet d’ombres chinoises, ces neurasthéniques à vie, ces trotte-menu de la décadence, ces chevrotants de l’abandon, ces fuyards professionnels, ces aigrefins, ces débrouillards de la déchéance, ce chloroforme de l’euthanasie nationale, ces cloportes de marécage, ces coureurs de maroquins, ces voraces qui se mangent la laine sur le dos les uns les autres… »… et en rappelant ce qu’il dit à Claude Guy : « Ce qu’il faut, c’est que Les partis crèvent… et il n’y a qu’à laisser faire : ils crèvent seuls… ».   

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France 

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure