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Inondations dans l'Aude, réaction du Parti Niçois

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Nous reproduisons ici le communiqué du Parti Niçois du 16 octobre 2018

"Inondation, il est temps de changer"

"Combien faudra-t-il encore de drame comme dans l’Aude ou le Var pour que les pouvoirs publics réalisent enfin qu’il est temps de changer ?

A chaque catastrophe de ce type, comme à Cannes il y a trois ans, on pointe du doigt le bétonnage, l’artificialisation des sols dans des zones inondables, on met un petit peu la responsabilité des pouvoirs publics en cause, etc. …et pourtant qu’est-ce qui change ? Rien ! On en parle aujourd’hui comme à chaque catastrophe et demain on oubliera et on recommencera !

A défaut de changer de modèle à l’échelle mondiale pour limiter les effets du changement climatique, il faut, du moins, s’y préparer et s’adapter ; hors à l’échelle nationale et régionale les pouvoirs publics continuent de diriger dans le déni : « tout va bien madame la marquise », continuons à délivrer des permis de construire dans des zones à risques, continuons le bétonnage et l’artificialisation des sols (l’équivalent d’un département français est bétonné tous les sept ans) car là aussi on refuse de remettre en cause le modèle existant qui nous conduit droit dans le mur…

Nice n’est évidemment pas épargné par ces catastrophes, nous en avons connu et avec l’artificialisation des sols, comme dans la plaine du Var par exemple, nous en connaîtrons d'autres et plus violentes encore :

Plaine du Var où pour les besoins de "l’éco-vallée" (qui n’a d’écologique que le nom) un ancien préfet en 2009, se prenant pour Moïse, proclama que le Var n'était "plus une zone inondable" (!) afin de permettre aux élus locaux de délivrer des permis de bétonner pour les promoteurs !

Et le jour où une catastrophe se produira chez nous, tous ces gens ne seront peut-être pas inquiété où se défendront en disant « je ne savais pas ».

Il est temps que les pouvoirs publics, prennent véritablement conscience des risques à venir en remettant en cause l’urbanisme abusif et repenser l’aménagement du territoire.

Il est temps de préparer et éduquer les habitants à une vraie culture du risque pour adopter les bons gestes en cas de catastrophe (comme au Japon par exemple, où, dès l’enfance les habitants sont préparés à réagir en cas de séisme)

Et il serait temps, afin de responsabiliser les élus, de poursuivre et condamner systématiquement et plus sévèrement les représentants de l’Etat et les élus locaux (même s’ils ne sont plus en poste) ayant favorisés et accordés des permis de construire dans des zones qu’ils savaient pourtant à risque !"


Sainte Réparate

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Réparate est la sainte-patronne de Nice mais également de Florence et de Teano en Campanie, elle est aussi honorée à Pise et en Corse. Elle donne aussi son nom à plusieurs communes en Provence et en Corse. Elle est fêtée le 8 octobre.

Originaire de Césarée Maritime, Réparate serait morte en 250, à l'âge de 15 ans, lors des persécutions de l'empereur romain Dèce.

Tout d'abord, on aurait tenté de la brûler vive mais elle fut sauvée par une averse opportune. On lui fit ensuite boire de la poix bouillante, mais une fois de plus elle survécut. Finalement, elle fut décapitée et son corps placé dans une barque qu'on laissa dériver sur la Méditerranée. L'embarcation atteignit les côtes niçoises et fut ramenée sur le rivage par des anges. Ses restes furent ensevelis dans une chapelle située à l'emplacement du Vieux-Nice actuel avant d'être déposés dans la cathédrale Sainte-Réparate en 1690.

Tout comme saint Tropez, saint Lazare ou les saintes Maries, sainte Dévote et Marthe qui arrivèrent dans le sud de la France par la Méditerranée, le culte de sainte Réparate symbolise aussi l'expansion de la chrétienté depuis la Terre sainte, véhiculée par les marchands, les soldats ou les voyageurs.

Ses principaux attributs sont la colombe, parfois sortant de sa bouche, la palme du martyre, un livre ou encore la bannière de la Résurrection.

À noter que le Dôme de Florence fut dédié à Réparate jusqu'en 1298, comme l'attestent de nombreuses peintures primitives florentines où elle est représentée aux côtés de la Vierge.

A Nice, la cathédrale actuelle qui lui est dédiée à était construite entre 1650 et 1699.

Il y a 630 ans, la Dédition de Nice à la Savoie

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Cette charte de Dédition, signée entre la ville de Nice et la Maison de Savoie devant l’abbaye de Saint-Pons le 28 septembre 1388, marque un tournant majeur dans l’histoire niçoise. En tournant le dos à la Provence pour choisir la Savoie, le futur « Comté de Nice » deviendra l’unique débouché maritime pour les chefs de la Maison de Savoie durant plus de 400 ans. En se tournant vers le Piémont, la Savoie et la péninsule italienne tout en étant au carrefour des Alpes et de la Méditerranée ; Nice s’en trouvera fortement influencée dans son architecture, dans sa langue, dans sa culture, dans sa gastronomie, dans son art de vivre pour créer la ville à l’identité si riche et particulière que nous connaissons aujourd’hui.

Ce 630e anniversaire, prend une tonalité toute particulière cette année : l’église abbatiale de Saint-Pons, lieu où fut signée la charte de Dédition, classée au titre des Monuments Historiques depuis 1913 ;  bénéficie depuis fin 2016 d’un important chantier de restauration entreprit par la ville de Nice et département des Alpes-Maritimes. Les travaux s’achèveront en 2019, selon les infos dont nous disposons : l’inauguration, si le chantier ne prend pas de retard, devrait avoir lieu en mai 2019 et la mairie de Nice devrait reprendre et organiser la commémoration de la Dédition à partir de 2019.