Match Savoie / Nice : "2 peuples, 1 histoire : Nissa - Savoia"
Loppsi II et criminalisation des supporters
Le projet de loi sur la sécurité intérieure, dit Loppsi 2, a été définitivement adopté par le parlement le 8 février dernier. Au milieu d’un train de mesures directement inspirées du fameux discours de Grenoble (peines plancher pour les violences aggravées, même sans récidive, extension de la surveillance judiciaire, extension du champ de la vidéo-surveillance, double peine restaurée, etc..) et d’options électoralement opportunistes (assouplissement du permis à points), elle comporte également un renforcement des sanctions concernant les violences dans et autour des enceintes sportives (en la matière on imagine bien que l’on évoque surtout le foot). Cette poussée d’acné législative résulte en partie du décès d’un supporter parisien lors de PSG-OM de février 2010, mais elle s’explique aussi par la perspective de l’Euro 2016. Quoi qu’il en soit, le nouveau texte franchit un cap par rapport à des dispositifs pourtant déjà extrêmement lourds, voire douteux au niveau du respect des droits individuels des supporters concernés.
Ainsi le ministre de l’Intérieur peut désormais restreindre ou bloquer par simple arrêté un déplacement « individuel ou collectif » et le préfet a toute latitude pour limiter la « liberté d’aller et venir » d’un supporter ou d’une personne « se comportant comme tel » (on appréciera cette extension quasi-infinie des gens concernés) « dont la présence est susceptible d’occasionner des troubles graves pour l’ordre public ». Les interdictions administratives de stade (c’est-à-dire sans aucune condamnation d’un tribunal à la différence des interdictions judiciaires) voient leur durée sensiblement augmentée : elle double et passe à douze mois, voire vingt-quatre en cas de récidive, sous prétexte que la durée actuelle serait insuffisante alors que la justice peut depuis longtemps prononcer des peines de cinq ans d’interdiction de stade... Toujours de manière aussi arbitraire et sans aucune sanction judiciaire préalable, les autorités peuvent priver de stade et de ses alentours tout membre d’« une association ou (d’)un groupement de fait ayant fait l’objet d’une dissolution » : les adhérents lambda des Supras Auteuil, des Authentiks ou de la Brigade Sud de Nice, groupes dissous l’an dernier, apprécieront. Enfin, l’obligation de pointer au commissariat pour les interdits de stade est étendue aux matchs hors de France.
Si le PS et le groupe GDR (PCF et Verts) ont voté contre la loi dans son ensemble, si les radicaux ont émis des réserves sur le principe du couvre feu anti-supporters, seuls les communistes se sont exprimés de manière spécifique et nette sur les dispositions concernant les supporters, par le biais d’un communiqué de sa commission sport qui notamment s’alarme de « la frénésie sécuritaire et s’interroge sur l’avenir des stades, de leurs animations et de leurs publics ». Pour le reste, le consensus demeure fort au nom de la « lutte contre le hooliganisme », qui finalement, à bien analyser la loi, est assez peu visée au vu du flou des énoncés. La logique étant finalement de prévenir tout risque de « débordements » en vidant le football des potentiels « fauteurs de désordre » à l’aide d’une logique de « couvre-feu » laissé à la seule appréciation des forces de l’ordre. L’état de droit s’arrête-t-il à l’entrée voire aux abords du stade ?
Il ne reste plus qu’à espérer que les futurs recours que cette loi va probablement susciter intégreront une contestation de ces articles. Car les problèmes qu’ils soulèvent entachent fortement l’objectif, au départ louable, de lutte contre la violence et le racisme autour du football.
http://www.sofoot.com/loppsi-ii-et-criminalisation-des-supporters-137542-news.html
1860 - 2010 : L'histoire se répète

Vic Nuremberg n'est plus
Comme tout les amoureux de l’OGCN, nous avons appris avec regret le décès de Vic Nuremberg ce jeudi 22 avril, à l’âge de 79 ans, le plus grand butteur du Gym.
Il joua sous les couleurs rouge et noir durant 8 saisons (1951 – 1960), remportant avec notre équipe trois fois le Championnat de France (1952, 1956, 1959) et deux fois la Coupe de France (1952, 1954).
Il restera dans la légende du Gym lors du match en Coupe des Clubs Champions contre le Real Madrid le 4 février 1960 devant 22 000 supporters et pendant la seconde mi-temps alors que le Real mené 2-0, Vic Nuremberg retournera la situation en faveur du Gym en marquant trois buts mémorables permettant ainsi à Nice de remporter le match contre le Real 3-2.
Comme tous les amoureux du Gym, nous nous associons à la douleur de ses proches.
Que vient faire la LICRA dans cette histoire ? on se le demande
COMMUNIQUE OFFICIEL BSN - ARN - CDS - NISSA SUPPORTERS 06
Face à l’urgence et à la gravité de la situation, les principaux groupes de supporters tiennent, d’une seule et même voix, à rétablir la vérité sur les incidents survenus après le match Monaco-Nice du 30 janvier.
En effet, le déferlement politico-médiatique appelle quelques commentaires. L’absence quasi-totale d’investigation et la traditionnelle recherche de sensationnalisme a poussé de nombreux médias de presse écrite et télévisée à travestir honteusement, une fois de plus, la réalité.
Les faits sont les suivants :
ABSENCE TOTALE DE DISCERNEMENT DES FORCES DE L’ORDRE
A la fin du match les supporters niçois (situés en tribune H et G), comme l’usage le veut en déplacement, ont patienté plus de 10 minutes avant de pouvoir sortir du stade. Cette attente s’est déroulée dans le calme le plus total.
A 21 h 03, l’accès du secteur H a été libéré alors que celui du secteur G était toujours fermé par les forces de l’ordre…
De nombreuses personnes du secteur G souhaitant prendre le train annoncé pour 21 h 13 ont manifesté alors leur volonté de sortir.
Une bousculade a eu lieu devant une des sorties et les CRS qui n’étaient en rien menacés ont précipitamment fait usage d’une grande quantité de gaz lacrymogène sans tenir compte des risques encourus (d’écrasement, de malaises etc ) par 1500 personnes « enfermées » dans une tribune.
Nous dénonçons sans réserve ce mode opératoire qui a consisté à utiliser par facilité des gaz lacrymogènes avec autant de précipitation.
Il s’agit là d’un grave dysfonctionnement et d’une très mauvaise appréciation de la situation.
Ce n’est hélas, pas la première fois et nous rappelons que les CRS sont coutumiers du fait contrairement aux gendarmes mobiles. Le problème de la formation des fonctionnaires de police en charge de la sécurité dans et autour des stades se pose encore une fois. Il serait temps que les autorités s’en préoccupent enfin.
IL N’Y A PAS EU D’ENVAHISSEMENT DU TERRAIN
La seule solution pour échapper aux gaz était donc d’aller sur le terrain. Nous remercions ici les responsables monégasques qui devant la gravité de la situation ont su réagir rapidement et ouvrir les portes d’accès au terrain. Nous remercions également les stadiers Niçois qui ont pris en charge et secourus les personnes victimes de malaises.
Il ne s’agit donc en aucun cas d’un envahissement comme nous avons pu le lire ou l’entendre à maintes reprises.
Il n’est évidemment pas non plus question de préméditation.
Profitant de la confusion, certains se sont alors livrés à des actes répréhensibles. Nous les condamnons fermement et sans réserve. Nous rappelons toutefois que la très grande majorité des personnes présentes se sont contentés simplement de courir sur la pelouse et qu’une minorité seulement s’est livrée à des dégradations parfaitement inutiles et stupides.
SANCTIONS JUSTES ET ADAPTEES
Si des sanctions doivent être prononcées, nous demandons avec vigueur que celles-ci soient réellement adaptées à la réalité des faits. L’expérience a hélas prouvé qu’en la matière, la disproportion est souvent de rigueur pour satisfaire la vindicte populaire exacerbée par la relation travestie de la réalité. L'appel de certains à des peines exemplaires alors que la justice est indépendante, se veut populiste et conditionnée, manifestement, par les prochaines échéances électorales.
Seuls les « coupables » doivent être sanctionnés et à la juste mesure de leurs fautes. En outre, nous ne pouvons envisager un seul instant que des comportements individuels entraînent des sanctions en direction des groupes de supporters non responsables. La responsabilité collective ne peut être invoquée.
En effet, le chiffon rouge de la dissolution étant agité par les autorités, il est utile d’insister sur les conséquences :
Plus d’interlocuteurs pour le Club et les autorités
Plus de déplacements organisés et encadrés mais seulement des déplacements dits « en indépendants » avec tous les risques en termes de sécurité que cela entraîne.
Augmentation du sentiment d’injustice et de mise à l’index des supporters
Clandestinité et radicalisation de certains.
Dans ce contexte, les instances sportives devront également faire preuve d'un grand discernement, car l'on se demande en quoi la responsabilité du club est engagée, pour des faits qui n'ont aucunement perturbés la rencontre et alors que l'organisation de celle ci ne lui appartenait pas. Soulignons la grande implication des stadiers niçois pour tenter d'enrayer la confusion, tandis que les forces de l'ordre semblaient bien absentes.
Nous ne comprendrions donc pas que des sanctions importantes s’abattent sur notre Club.
Si tel était malheureusement le cas, alors, il appartiendra aux dirigeants de saisir toutes les juridictions compétentes (tribunaux civils et administratifs) afin qu’une justice sportive à géométrie variable ne lui soit imposée.
Par ailleurs, nous demandons que le bon sens prime et que cessent les amalgames. Les supporters qu’ils soient ultras ou pas ne sont pas automatiquement des voyous ou des casseurs. Il est utile de rappeler à certains qu’une tribune dite « populaire » peut être aussi composée de notaires, d’avocats, de médecins, d’élus municipaux, de chefs d’entreprises, de fonctionnaires de police … Personne n’ignore, par exemple, que les 23000 supporters niçois présents lors de la finale de la Coupe de La Ligue le 22 avril 2006 ont eu un comportement exemplaire et ce malgré la défaite.
Nous rappelons également qu'il se passe des faits graves tous les dimanches dans les compétitions FFF de District qui ne sont nullement médiatisés et traités comme il se devrait.
REACTIONS DE M. STELLARDO
En ce qui concerne les dirigeants de l’OGC NICE, nous avons noté que messieurs Governatori et Roy n’ont pas cédé à la pression des journalistes en s’abstenant de toutes réactions à chaud. Nous les en remercions.
En revanche, Monsieur Stellardo, en sa qualité de Président, n’a pas eu la capacité de prendre le recul nécessaire et de s’informer comme il se doit en pareilles circonstances avant de s’exprimer.
Même si ses déclarations, obtenues par manipulation, restent scandaleuses et inadmissibles car elles sont choquantes et humiliantes pour les supporters niçois, elles semblent malheureusement être le reflet de ce que nous subodorons depuis longtemps quant a son appréciation des supporters niçois dans leur ensemble.
En conséquence nous attendons des excuses publiques.
Nous ne serons jamais un public « à l’Anglaise »
Nous sommes fiers de ce que nous sommes, de notre culture et de notre histoire.
Nous ne renions pas nos origines et notre identité et ne le ferons jamais.
Rama Yade veut la dissolution des «groupes de supporteurs délinquants de Nice»
Communiqué BSN suite au match Nice-Monaco et ses conséquences...
A QUI PROFITE LE CRIME ?
Avant toute chose, nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont témoigné leur soutien, tous ceux du groupe qui étaient présents devant la populaire ou tous ceux encore qui sont restés chez eux respectant ainsi le boycott du match.
Nous tenons aussi à remercier nos anciens et glorieux joueurs qui sont venus prendre un verre avec nous, avant d’être célébré pour leur titre de champions de France 1959.
Nous remercions également ceux parmi les médias qui nous ont donné la parole, sans la déformer et qui ont expliqué notre combat.
En revanche, se laissant aller à des amalgames douteux, le tout Paris médiatique et ses zélés envoyés locaux, s’autorisent à monter en épingle un mouvement de foule ponctué d’insultes, certes peu choisies, à l’égard, non des dirigeants niçois, mais des actionnaires, pour une fois de plus stigmatiser les Ultras et au-delà le public niçois
Or, à ces pseudos débordements, aucun membre actif du groupe n’a participé, quand bien même certains de ces supporters mécontents auraient porté des vêtements estampillés BSN : l’habit ne fait pas le moine.
La Brigade Sud ne condamne pas ces gestes de désarroi, mais en revanche, condamne l'éventuelle présence de ses membres dans le stade. Nous, nous laverons notre linge sale en famille !
Pour le reste, ce bref mouvement de foule n’a (prétendument) effrayé que le personnage qui nous sert d’actionnaire majoritaire et désormais de Président, empressé qu’il était de trouver un prétexte pour détourner l’attention de la gestion catastrophique menée depuis des mois.
Car qui est le « gagnant » de la soirée ?
Celui la même qui traite de voyous les « contestataires » de la BSN en les accusant d’être à l’origine des manifestations de cette légitime colère des supporters du Gym (Il est vrai que Monsieur STELLARDO sait de quoi il parle…).
Celui la même qui ne fait rien depuis des mois pour Notre club, si ce n’est se livrer à des raisonnements comptables qui ne sont jamais étayés par le moindre document probant.
Celui la même a qui profite le crime, puisqu’il s’empare de cette « bousculade » pour prétendre nettoyer SES écuries et traiter les supporters du Gym d’imbéciles au motif qu’ils ont voulu garder Remy et qu’on « leur » achète Mounier : ces supporters ainsi rendus responsables des résultats actuels… Quel funambule !
Car aujourd’hui, le seul responsable de cette situation sportive, administrative et financière, et bien c’est lui en sa qualité de Grand Patron.
Propulser ce matin Président du Conseil de Surveillance, il ne pourra plus se cacher derrière personne désormais !
Nous espérons également que l’étrange silence du Maire de la ville Nice, laquelle subventionne sur les fonds publics, le club, ne tend pas à cautionner les hurlements de Monsieur Thiriez et de Mme BACHELOT sur les pseudos graves incidents de Nice, car à travers ce battage de foire et bien c’est le club de foot de Nice et à travers lui la 5ème ville de France qu’ils cherchent à atteindre !
Batelage de foire qui permet également d’éluder l’arbitrage lamentable d’un des plus « grands » arbitres français, pressenti pour arbitrer à la Coupe du Monde. Curieux non ?
Les Ultras niçois ont encore bon dos… comme on vous le dit depuis des années.
Ils veulent nous éliminer parce que nous sommes lucides et que leur vision d’un football aseptisé, élitiste et de consumériste nous fait gerber !
Dans ces circonstances, c’est la fibre niçoise qui devrait parler, avant les ambitions personnelles et les intérêts privés !
Pour notre part, la Brigade Sud n’est dupe de rien et même si, normalement, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens… la musique étant devenue insupportable à nos oreilles nous réclamons d’ores et déjà la DEMISSION du principal protagoniste et une CESSION DE SES PARTS !
Nous tenons enfin à remercier chaleureusement RMC, Monsieur MENEZ, Canal + et autres médias pour leur présentation des plus objectives de ce qui s’est réellement passé au stade du Ray aux environs de 21 h 30 et tous ceux qui ne rechignent à aucun amalgame nauséabond pour faire un buz ou de l’audimat. Leur compétence professionnelle n’a d’égale que les prétendus débordements des nissarts.
BRIGADE SUD NICE 1985
L.I.C.R.A : Communiqué du CDS
Le club des supporters de l'OGCNice (CDS 1947) s'insurge énergiquement contre le communiqué de la L.I.C.R.A, affirmant que les supporters sont des racistes protégés par les dirigeants du club. Nous sommes étonnés de voir que la L.I.C.R.A. puisse porter des accusations aussi graves concernant les supporters de l'OGCNice, sur des faits qui n'ont été, à notre connaissance, corroborés par personne, s'exposant ainsi à une plainte de notre association pour diffamation.
Nous aimerions également des précisions sur ce que la L.I.C.R.A. appelle le "déni coûtumier de la problématique du racisme à l'OGCNice" sans s'appuyer une nouvelle fois sur des faits concrets, des plaintes ou des décisions judiciaires. Jeter l'opprobre sur des milliers d'amoureux de football qui garnissent les tribunes du stade du Ray semble, à nos yeux, là encore, passible de poursuites pour diffamation.





