28 septembre 1388
Il y a 621, la Dédition entre Nice et la Savoie, rappel des faits
65ème anniversaire de la libértaion de Nice par ses résistants
le 28 août 1944, les résistants niçois libérèrent seuls la ville de l'occupant allemand et italien
le déroulement de la journée de la libération
Le 618 ème anniversaire de la Dédition
Aujourd’hui nous somme le 28 septembre 2006, et il y a 618 ans, les Niçois s’allièrent avec la Savoie
Car contrairement à certaines associations para-municipales, que nous ne citerons pas, qui fête le 28 septembre cinq jours à l’avance….c’est aujourd’hui qu’il faut fêter cette anniversaire, qui comme je le disais dans le paragraphe au-dessus, est une date importante dans l’Histoire de Nice : la dédition
Les Niçois prirent souvent les armes pour échapper aux comtes de Provence. En 1108, Nice d’ailleurs s’était proclamé indépendante et avait instauré le municipe. Elle nommait ses magistrats, se gouvernait elle-même et passait des traités. La Provence passa aux mains de diverses Maisons qui toutes eurent maille à partir avec les Niçois rebelles qui désiraient conserver leur indépendance et leur liberté.
En 1388, l’armée provençale de la Maison d’Anjou campait devant Saint-Paul de Vence, prête à fondre sur la ville pour mater les Niçois révoltés, une fois de plus. Nice intéressait aussi le comte de Savoie Amédée VII et après diverses négociations, il se mit en route vers notre ville. Les Niçois avaient donc à choisir soit d’en découdre avec les Angevins, soit de s’allier avec le comte de Savoie.
Ce dernier était arrivé à Saint-Pons, avec peu d’hommes d’armes, mais avec des arguments que le parti d’Anjou ne pouvait négliger. D’abord les Anjou étaient débiteurs d’une somme énorme que le père du comte de Savoie leur avait prêtée naguère ; d’autre part, Amédée VII avait hérité du vicariat impérial du royaume d’Arles qu’il gouvernait pour l’empereur du Saint Empire Romain Germanique dont il était le vassal. C’est donc avec la bannière impériale qu’il arriva devant Nice, laquelle valait plus qu’une armée.
Le grand Conseil de Nice se réunit, une assemblée plénière des habitants se tint en place publique « a tertia ad vesperas » (de la troisième heure aux vêpres…) et l’on décida de traiter avec le comte de Savoie à la condition expresse que les franchises de Nice soient maintenues et que le comte en accorde de nouvelles à la ville et à ses habitants.
Le lundi 28 septembre de l’an de grâce 1388, les plénipotentiaires niçois signèrent devant l’abbaye de Saint-Pons la fameuse charte de dédition qui pour près de cinq siècles scella le sort de Nice (472 ans pour être précis).
Il est utile de rappeler les principales dispositions de ce traité qui comportait 34 articles (et que vous pouvez retrouver dans ma catégorie « Histoire ») :
- le comte de Savoie s’engageait pour lui et ses descendants à ne jamais céder Nice, ni à la comtesse de Provence ni à aucun autre seigneur et encore moins au roi de France.
- Toutes franchises de Nice lui étaient conservées et d’autres lui serait accordées
- Les forteresses du Pays de Nice ne seraient livrées au comte qu’avec l’accord des Niçois.
- Le comte s’obligeait pour lui et ses héritiers à annuler toute vente ou donation qu’il pourrait faire de fiefs ou de biens domaniaux, tant à Nice que dans sa viguerie.
C’est cette charte que la Maison de Savoie tenait ses droits au protectorat de Nice, et Victor-Emmanuel II la viola en signant le traité de cession de Nice à la France le 24 mars 1860.
Et j'en profite pour rappeler à tous, que la Dédition n'est pas "l'acte fondateur du comté de Nice", comté qui n'à jamais formellement existé... (contrairement à cette association para-municipale qui dit de belles âneries tout en commémorant un évenement 5 jours avant la date !).
Comme lorsque cette même association dit que "La charte signé voilà 618 ans, instaure le comté de Nice" ce qui est faux et archifaux. Aucun des 34 articles de cette charte (dans la catégorie Histoire vous pouvez trouver les 34 articles de la Dédition) ne fait allusion à l'instauration d'un "comté de Nice". Bien au contraire, elle avait pour but d'échapper au comte de Provence de la maison d'Anjou et au roi de France. Les niçois s'étaient toujours révoltés contre les féodaux et s'en étaient débarassés depuis longtemps, ils n'avaient nul désir de s'inféoder servilement à un autre seigneur, mais bien la ferme volonté de conserver les franchises municipales et d'en acquérir de nouvelles, en accordant au comte de Savoie un protectorat restrictif et mesuré.
Et l'autre énorme ânerie étant que "C'est la dédition à la Maison de Savoie qui inaugure l'histoire de l'identité nissarte". Le comble de l'ignorance la plus absolue ! Nice à été fondé vers le Vème siècle avant J-C, c'est donc à la portée de tous de comprendre que les Niçois n'ont pas attendu le 28 septembre 1388 (soit 19 siècles après la fondation de Nice) pour avoir une société structurée et une identité forte...
62ème anniversaire de la libération de Nice
Aujourd'hui, nous célébrons à Nice le 62ème anniversaire de la libération de Nice par ses habitants.
Nice, une des rares villes à s'être libérée seule.
Vous avez déjà, dans la catégorie HISTOIRE, le déroulement de la libération.
Rappelons-nous donc, de ceux qui sont tombé en cette journée du 28 août 1944 et de tous ceux qui ont participer à libération de Nice du joug de l'occupant allemand et italien. De cette poignée de niçois et presque sans armes qui chassèrent l'occupant.
Mais également j'en profite aussi pour rappeler ceux qui sont mort avant la libération, mort à cause de la barbarie nazi et fasciste : en particulier une pensé à Max Barel ébouillanté vif; à Torrin et Grassi pendus aux réverbères de la place Masséna; aux fusillés à l'Ariane et à d'autres.
En ces temps troubles, où les extrémismes politiques et religieux gagnent du terrain, il est important de se rappeler de ce qui c’est produit à cette époque, important de ce rappeler jusqu’où peut nous conduire la folie humaine. Et nous rappeler qu’il y a eu des hommes et des femmes qui se sont battu et qui sont mort pour combattre des idées qui ont plongé tout un continent dans un bain de sang. Ces héros nous rappellent que ces idées dangereuses pour l’Humanité n’appartiennent pas encore au passé et qu’il faut rester encore et toujours vigilant.
La notion de « race » et socialement néfaste mais également scientifiquement fausses…nous avons vu jusqu’où nous à amener cette notion de « race » : 50 millions de morts, l’Europe ravagée et Nice saccagé…
Alors rappelons-nous de ça, n’oublions pas que Nice en à énormément souffert et que des personnes sont mortes en combattant cette idéologie néfaste, dont certains héritiers de cette idéologie ( qui en nombre ne sont rien mais ne vivent que de provocation, de désinformation, et pallient leur manque d’effectifs par une fracassante et lamentable publicité) se trouvent à Nice mais ne sont pas niçois. Se cachant et utilisant l’identité de niçoise pour véhiculer leurs idées racistes et xénophobes...idées qui n’ont rien à voir avec l’identité niçoise… ces personnes vous les connaissaient….(pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, voir catégorie DOSSIER POLITIQUE)…..et il faudra à notre tour débarasser Nice de ces gens, il faudra songer à les jeter de l’autre côté du Var….voir directement dedans….
Alors n’oublions pas, et rappelons-nous de ce jour du 28 août 1944 où des hommes et des femmes se sont levé et se sont battus et tomber pour libérer Nice
manifestation du 4 juillet 2006
Le 4 juillet dernier à 18h30 eu lieu la manifestation sur la place Garibaldi pour protester contre l’idée absurde du maire de vouloir « déplacer de quelques mètres » le monument ainsi que la statue du Garibaldi pour faire passer son jouet : le tramway.
Il y avait environ, 150 – 200 personnes. Alain Roullier (président de la LRLN), Achille Raggazoni (délégué de la LRLN en Italie) et Frédéric Garibaldi (un descendant niçois de Giussepe Garibaldi) se sont succédé au micro (il y avait un mégaphone pour que tous sur la place puisse entendre) pour rappeler que si cette statue se trouve là où elle ce n’est pas pour rien (je résume le discours) que se sont nos ancêtres qui par souscription publique ont financé la construction cette statue malgré les battons dans les roues mit par le pouvoir français qui ne voulait pas de cette statue. Que la statue et la place sont un site classé et vu la taille du monument c’est vraiment prendre les niçois pour des idiots que de déplacer une telle masse de seulement deux ou trois mètres… d'autan plus qu'un tramway passé derrière et à côté au début du XIXème siècle (tout en laissant la statue là où il est : c'était le tramway qui s'adapter à la configuration de la place et du monument, pas l'inverse).
Les discours furent suivis d’un dépôt de gerbe en l’honneur de Garibaldi sur le monument même, des slogans tel « Peyrat démission » ou « Déplaçons le maire pas la statue » furent entonné le plus fort possible pour que tout le monde puisse nous en entendre et en particulier le maire (car il était à côté à l’Espace Association Garibaldi sous les arcades). Et pour finir après les slogans, on chanta en chœur Nissa la Bella.
Tout le long de cette manifestation, une banderole sur laquelle était écrit « touche pas à mon Histoire » fut apposé sur le monument pour être visible de tous.

