16 mars 2011

Entretien avec Thierry Vallier, candidat du Parti Niçois dans le 5e canton

A quatre jours du scrutin Thierry Vallier, le candidat dans le 5e canton pour le Parti Niçois a bien voulu répondre à nos questions.

 

 

Thierry_Vallier140 ans après le soulèvement séparatiste de 1871, des candidats du Parti Niçois entrent en lice, quel est votre sentiment?

 

Il y a une continuité dans l’histoire de Nice ; dès la chute du second empire un parti Niçois avait été crée pour faire annuler légalement l’annexion illégale de 1860. Aux élections législatives du 8 février 1871 les Niçois votèrent à une écrasante majorité pour les candidats séparatistes de la liste menée par Garibaldi. Le vote des Niçois fut confisqué par les baïonnettes de la IIIème république. Ma suppléante et moi sommes très honorés de défendre la véritable Identité Niçoise, pas celle travestie en folklore désuet par les politiciens français et encore moins celle imaginée par des psychopathes qui confondent Coaraze avec Nuremberg !

 

Nous défendons l'Identité du Peuple Niçois qui s'est construite au cours des siècles grâce à l'apport raisonnable d'immigrants qui se sont toujours parfaitement intégrés à la population autochtone et avec le temps sont devenus naturellement des Niçois de souche. Les Niçois ont de tous temps été tolérants et ont toujours défendu leur bien le plus précieux : leur liberté. Aujourd’hui les évènements mondiaux, le raccourcissement des distances et de multiples facteurs, ont changé beaucoup de choses et nous subissons une immigration massive et souvent clandestine qui, de fait, ne peut être absorbée ; il faut que les Niçois réagissent fermement en fonction des nouveaux problèmes qu’ils subissent de plein fouet , en demeurant cependant dans la mesure et la dignité.

 

Comment avez vous vécu les festivités des 150 ans de l'annexion?

 

Pour simplifier, je les qualifierai d’accumulation de contrevérités que les Niçois ont superbement ignoré... Le pouvoir parisien et ses agents à Nice nient obstinément des faits pourtant largement démontrés et s’accrochent à une version totalement mensongère qui ne trompe plus personne ; Nice a été envahie militairement le 1er avril 1860 et le plébiscite qui a été organisé en dix jours (!!!) par les occupants et leurs séides a été truqué totalement : d’ailleurs il n’y avait pas d’isoloirs ni de bulletins non ; on a inscrit illégalement sur les listes électorales beaucoup de provençaux qui n’avaient pas le droit de voter chez nous. L’an dernier, les agents du pouvoir jacobin n’ont fait que confirmer le mépris qu’ils ont pour les niçois ; cela dure depuis maintenant un siècle et demi. Mais en 2010 les Niçois avaient d'autres "chats à fouetter " que d'écouter les mensonges éhontés glorifiant l'annexion scélérate de 1860 : le coût de la vie qui explose, l'insécurité, une immigration incontrôlée, la faillite morale et économique et de multiples problèmes comme le logement ; beaucoup de Niçois, dans l’impossibilité de se loger à Nice, sont obligés de s'expatrier dans les villes voisines d'outre-Var.

 

Le Parti Niçois, branche politique de la LRLN ?

 

Depuis 10 ans, la LRLN en qualité d'association culturelle s'est attachée à ré-informer les Niçois sur leur histoire falsifiée et leurs droits inaliénables à l'autodétermination grâce notamment à la Déclaration de Genève et aux ouvrages publiés dans la collection " Les Cahiers de l'annexion ". Ces livres sont étayés par des archives diplomatiques irréfutables ; ils ont été rédigés ou traduits par le président de la LRLN et du Parti Niçois, Mr Alain Roullier-Laurens. Cette phase de mise au point sur notre histoire et nos droits était indispensable ; cela établi, il convenait d’en tirer les conclusions pratiques pour l'avenir. Aujourd'hui, le Parti Niçois s’inscrit naturellement dans le paysage politique ; il permettra aux Niçois de reconquérir par les urnes et pacifiquement leurs droits confisqués en 1860, 1871 puis 1947...

 

Venons en à votre candidature dans le 5eme canton?

 

Je suis conscient des limites du système politique, complètement verrouillé, grâce auquel l'Etat français nous tient à la botte... Les promesses électorales ne sont jamais tenues car même les candidats de bonne foi, et ils sont très rares pour ne pas dire inexistants, une fois élus ne sont pas maîtres des règles du jeu... On peut tout promettre, que ce soit la sécurité en passant par les aides aux personnes dépendantes mais finalement tout dépendra du parti au pouvoir. Néanmoins, les Niçois doivent impérativement réagir d’une manière ou d’une autre, ils ne peuvent plus subir ce système politique très nuisible.

 

Quel est l'intérêt de se présenter à ces élections?

 

Certaines compétences comme la gestion des collèges sont attribuées au Conseil général présidé par Mr Eric Ciotti qui a été élu dans les circonstances rocambolesques que l'on sait en 2008 et dont la photo se trouve désormais dans tous les cahiers de correspondance de nos jeunes. Si je suis élu, j'exigerai que l'apprentissage du Niçois soit généralisé dans tous les établissements du Pays de Nice et que notre véritable histoire soit enfin enseignée aux élèves. Beaucoup de jeunes niçois se font réprimander parce qu’ils s'insurgent quand leur professeur leur enseigne qu'avant 1860 les Niçois était " italiens ", puis avaient choisi d’être Français par plébiscite ; ou encore que l'histoire de France avant l'annexion est celle de Nice. La jeunesse niçoise sait aujourd'hui que les invasions successives du Pays de Nice par la France ont toujours été très meurtrières pour les Niçois ! Souvent, le programme scolaire à Nice ressemble étrangement à celui enseigné aux jeunes africains dans leur pays alors colonisé, quand sans même sourire, les maîtres d'école leur racontaient que leurs ancêtres étaient gaulois !

 

Elu, je demanderai un audit concernant la gestion du conseil général des Alpes-Maritimes car il est financé en grande partie par les habitants du Pays de Nice. La transparence doit être absolue quand il s'agit de l'utilisation des deniers publics. Des journalistes parisiens nous reproche souvent de vivre dans une région prétendue riche, il est tout à fait normal que les Niçois sachent comment est utilisé leur argent. Le déficit abyssal du conseil général était de 93 millions en 2003, 540 millions en 2008 et il serait prévu 942 millions pour 2011... Mais que font-ils de nos impôts ?!

 

Les finances publiques doivent être contrôlées par le peuple car c'est lui qui paie avec le fruit de son travail et qui se prive pour cela. Contrairement aux clichés, dans le pays de Nice il n'y a pas que les riches qui se plaignent de payer trop d' impôts, qu'ils soient direct ou indirect... Cette enquête peut révéler les éventuels dysfonctionnements ou pire ; informer le public est impératif et cela semblent réalisable, même dans le système actuel. Je soutiendrai aussi la réalisation d’équipements sociaux indispensables, crèches, maisons d’accueil pour les personnes âgées et les handicapés, maisons de jeunes. Il faut aussi faire reculer le béton et créer des espaces verts. L'on doit cesser d'entasser de nouvelles populations à Nice comme des sardines dans une boite de conserve, notre ville a depuis longtemps atteint et dépassé sa capacité d'accueil. Poursuivre dans cette voie c'est pénaliser très gravement tous les habitants. Notre ville est une destination touristique, elle n'est pas faite pour abriter de nouvelles banlieues dortoirs sur la plaine du Var. Le projet d'Eco-Vallée serait une catastrophe, car non seulement il nuirait au tourisme, défigurerait et bétonnerait nos paysages, mais en sus il nous priverait d'espaces de culture et de réserves d'eau. le principe de précaution doit être pris en compte impérativement.

 

Compte tenu de la crise, il faut aussi créer un fond spécial pour aider ceux qui en ont le plus besoin, soit par des subventions, soit par des prêts à très faible taux d'intérêt. Si l'on cessait les gaspillages, notamment les monceaux de publicités inutiles dans le monopole de presse, cela dégagerait les fonds nécessaires.

 

Quel avenir souhaitez vous pour le stade du Ray?

 

Comme le pensent tous les fans du Gym, déplacer les matchs à St Isidore, dans un stade surdimensionné de 35000 places et au coût exorbitant est une aberration d'autant que le site du Ray était enfin desservi correctement par le tramway. Lors de la saison 1951-1952, la moyenne d'affluence était de 15223 spectateurs; il faut préciser que cette année là, l'OGC Nice était champion de France et faisait parti des grands clubs européens; il faut aussi prendre en compte qu'à cette époque glorieuse la télévision par satellite n'existait pas tout comme la violence issue de la société actuelle. Les dés semblent malheureusement jetés, mais il ne faut jamais baisser la garde, les choses peuvent évoluer, car les finances de la ville et du département, ne permettrons probablement pas d’assurer ces dépenses, sans augmentation d’impôts ...

 

Comme la grande majorité des habitants du quartier je souhaite que le site du Ray reste avant tout dédié au sport. Nice Nord manque cruellement de terrains de sport en plein air et gratuits. Pour pratiquer l'athlétisme, le site le plus proche est situé sur la plaine du Var, et il est déjà largement saturé. La jeunesse de Nice Nord doit avoir accès gratuitement à des lieux ou elle pourra dépenser son énergie débordante dans de bonnes conditions ; mais malheureusement le terrain semble être très convoité par des promoteurs immobiliers qui auront probablement l’accord de la majorité départementale actuelle. Notre situation géographique et démographique ne nous permet plus de construire et bétonner les derniers carrés de verdure. Je me battrai avec force pour empêcher cette ruineuse ineptie.

 

Quels sont vos objectifs à moyen terme?

 

Tout laisse à penser que, dans un avenir proche, les niçois seront amenés à choisir entre l'avenir incertain d'un pays (la France) à la structure archaïque issue du 19eme siècle et la possibilité historique de rejoindre grâce à leurs droits avérés, les pays européens bénéficiant d'une très large autonomie . Notre objectif est de rassembler tous les niçois, qu'ils soient de souche ou d'adoption, quelle que soit leur sensibilité politique, dans un grand mouvement autonomiste animé par les véritables valeurs ancestrales niçoises qui sont basées sur la tolérance, l'autogestion responsable et la défense de notre liberté. Nous sommes pacifistes et légalistes et notre démarche est juridique, surtout pas idéologique. Nous nous définissons très justement apolitiques. Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche: nous sommes niçois !

Les Niçois doivent sortir des clivages idéologiques instaurés par la France qui permettent au pouvoir central de diviser et contrôler la population. Les Niçois ont des droits, ils doivent s’occuper de leurs affaires, et voir les choses à travers un prisme Niçois et non un prisme français qui est catastrophique pour eux.

 

Comme c'est encore le cas avec les religions, des crimes abominables ont été commis dans l'histoire au nom des idéologies, qu'elles soient de droite ou de gauche. Pour nous, les intérêts moraux, culturels, sociaux, écologiques, financiers, des niçoises et des niçois, tout comme l’avenir de notre jeunesse, priment sur toute idéologie. En nous unissant autour des valeurs niçoises nous défendons le Pays de Nice et ses habitants. Les idéologies sont néfastes car elles ne servent qu'à installer des clans au pouvoir et diviser le peuple, non à assurer le bien être des citoyens. La politique telle qu'elle est pratiquée par les partis parisiens est un poison qui détruit la société niçoise. Cela ne peut plus durer; ce système à bout de souffle qui nous a conduit à la faillite dans tous les domaines doit être combattu et rejeté. Toutes les niçoises et tous les niçois doivent se mobiliser et le Parti Niçois a été crée pour les rassembler : dispersés nous ne pouvons rien, unis nous pourrons tout ! Nous voulons rendre au mot " politique " son sens véritable:  qui se rapporte à la cité (de polis, la cité en grec)  !

 

Quelle est votre citation préférée?

 

« J'ai toujours entendu dire par les républicains qu'ils étaient les défenseurs des droits de l'homme contre la tyrannie... Ceci soit dit pour la dernière fois à la confusion de ces doctrinaires qui veulent se faire un monopole de la conception républicaine comme s'ils en étaient les inventeurs, et comme si avant eux, il n'eût jamais existé de république ».

Citation de Garibaldi

Posté par Nebla à 17:32 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,


15 mars 2011

Déplacement des candidats du Parti Niçois

Le Parti Niçois communique les prochaines permanences et déplacements de ses candidats cette semaine:

 

Gilles ZAMOLO : 3éme canton

- mercredi 16 mars : de 10h00 à 12h00 marché Saint-Roch

- mercredi 16 mars : de 16h00 à 20h00 permanence 1 rue Caîs de Pierlas

- jeudi 17 mars       : de 12h00 à 20h00 quartier Saint-Roch

- vendredi 18 mars  : de 16h00 à 20h00 permanence 1 rue caîs de Pierlas

 

Thierry VALLIER : 5ème canton

- mercredi 16 mars : de 9h00 à 11h00 marché de la Libération

- mercredi 16 mars : de 11h00 à 13h00 marché du Ray

- mercredi 16 mars : de 16h00 à 20h00 permanence 1 rue Caîs de Pierlas

- jeudi 17 mars       : de 12h00 à 20h00 quartier Gorbella-Cessole

- vendredi 18 mars  : de 16h00 à 20h00 permanence 1 rue caîs de Pierlas

 

Claude SENNI : 7ème canton

- mercredi 16 mars : de 9h00 à 11h00 marché de la Libération

- mercredi 16 mars : de 11h00 à 13h00 marché du Ray

- mercredi 16 mars : de 16h00 à 20h00 permanence 1 rue Caîs de Pierlas

- jeudi 17 mars       : de 12h00 à 16h00 quartier Valrose

- jeudi 17 mars       : de 16h00 à 20h00  quartier Rimiez-Cap de Croix

- vendredi 18 mars  : de 16h00 à 20h00 permanence 1 rue caîs

Posté par Nebla à 18:36 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,
07 mars 2011

CENTRE CONSTANZO : Position du Parti Niçois/Partit Nissart

centre_constanzo« Nous ne pouvons que regretter l’absence de dialogue au préalable entre les différentes parties prenantes par rapport aux doléances légitimes des citoyens et du comité de quartier quant à la conversation du centre et de son rôle associatif majeur. Une fois de plus nous ne pouvons que regretter que l’aspect financier et les intérêts indirects engendrés par le projet immobilier de Bouygues ne lèsent l’ensemble des citoyens du 3e canton tant au niveau architectural et patrimonial qu’au niveau associatif et particulier. »

 

« Ce projet immobilier n’est malheureusement qu’une partie de l’immense ensemble de ce qui est proposé au niveau local et national par certains dirigeants politiques et économiques (souvent étroitement liés) faisant abstraction de la volonté citoyenne de maintien du patrimoine et de la richesse culturelle au profit de l’argent et des intérêts indirects engendrés. Nous ne pouvons qu’être déçus une fois de plus du rendu du verdict du tribunal et nous sommes totalement contre ce type de projet qui nuit de par son impact à l’ensemble de la société civile niçoise du quartier. »

 

« Le Parti Niçois continuera à défendre tous les Niçois contre ces projets ineptes de bétonnage financier fait uniquement pour satisfaire certains grands groupes immobiliers »

 

Gilles ZAMOLO, candidat du Parti Niçois dans le 3e canton.

Posté par Nebla à 22:33 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,
04 mars 2011

IIIème canton : Avec Gilles Zamolo, les supporters du Gym entrent en politique...

gilles_zamoloAu stade du Ray, qui ne connaît pas Gilles Zamolo… Animateur infatigable de la tribune Sud, cheville ouvrière des déplacements, des animations, mais aussi d’activités sociales en faveur de supporters en difficulté, d’actions caritatives, comme le ramassage à grande échelle des bouchons en plastique recyclés pour aider les handicapés, Gilles Zamolo est un acteur incontournable de la vie sociale niçoise. Son activité déborde largement du stade, puisqu’il diffuse gratuitement dans la ville diverses revues de foot. Récemment, les supporters niçois ont été plus que maltraités par le pouvoir. Au moment où certains veulent détruire l’identité niçoise et mettre les niçois à la botte, il n’est pas étonnant que l’on ait voulu bâillonner ceux qui, au stade, la portent à bout de bras. L’implication en politique d’une figure du Ray, est un acte de résistance fort contre les ennemis de Nice ; tout laisse à penser que le combat pour sauver notre identité et défendre les niçois, des tribunes du Ray va se poursuivre dans les urnes et s’entendre à toute la ville. Gilles Zamolo défendra les couleurs du Parti Niçois/Partit Nissart, dont la devise est : ni gauche, ni droite, votez Niçois !

 

nouvelles_ni_oises

Posté par Nebla à 10:26 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
28 février 2011

Le Parti Niçois aux élections cantonales, candidats et programme

(Cliquez sur l'image)

tract_parti_nicois

Posté par Nebla à 13:06 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,




15 septembre 2009

Election partielle dans le 6ème canton de Nice, le grand vainqueur est ... l'abstention

6e_canton Le candidat d’Estrosi, l’UMP  Lauriano Azinheirinha à « largement » remporté, ce dimanche 13 septembre 2009, l’élection partielle dans le 6ème canton de Nice avec 2 047 voix (59,44%) contre le candidat socialiste Xavier Garcia avec 1 397 voix (40,56%). Mais il est à noter, qu’au vu de l’important taux d’abstention (dépassant les 78 % sur les deux tours) le candidat de la mairie est élu par moins de 12% des 17 093 inscrits dans ce canton !!! Il fait encore mieux que son collègue Benoît Kandel, premier-adjoint de Nice qui à été élu récemment dans le 12ème canton par 18% du corps électoral (pour mémoire 2 244 voix sur 12 311 inscrits !).

La cerise sur le gâteau étant la chute de l’UMP en l’espace d’un an et demi. Car ce canton était renouvelable en 2008 pendant la période des élections municipales (on rappele que si ce canton était de nouveau en jeu c’est suite à l’invalidation de son conseiller général l’UMP Jean-Pierre Mangiapan). En 2008 l’UMP remporta ce canton avec 5 822 voix (Mangiapan étant de plus seul candidat au deuxième tour car son adversaire pour le deuxième tour, Pierre Laigle oublia de déposer sa candidature à la Préfecture), un an et demi plus tard l’UMP aura perdu 3 775 voix !!! Une véritable performance !!!

A noter aussi le recul du groupuscule (d’extrême-droite français se faisant passer pour des Niçois) des identitaires…Car malgré toutes les manipulations de chiffres qu’ils peuvent faire (en disant notamment qu’il progresse en 1 an et demi en passant de 5 à 7%). En pourcentage peut-être grâce au fort taux d’abstention. Mais en réalité lorsqu’on regarde le nombre de voix (ils ne parlent jamais du nombre de voix qu’ils font) ils sont en fort recul. En 2008 dans le 6ème canton, le groupuscule rassembla 467 voix….un an et demi plus tard dans ce même canton et avec le même candidat, ils font 273 voix, soit une perte de 194 voix !

Pour conclure cette abstention monstre est la traduction d’un mécontentement et d’un dégout grandissant de la part des citoyens envers les partis français. On peut donc aussi penser que la sauce estrosienne à de plus en plus de mal à prendre. M. Estrosi peut-il encore sérieusement penser nous faire avaler, maintenant, que chaque victoire de ses candidats est une preuve « que les Niçois continuent d’approuver la politique de la mairie » ? Alors que ces candidats en particuliers (et ceux des autres partis parisiens jacobins en général) n’ont plus aucune véritable légitimité….

 petition

Posté par Nebla à 11:47 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
17 mars 2008

2ème tour des élections

Estrosi : 41,33 %

Allemand : 33,17 %

Peyrat : 25,50 %

M. Estrosi à (malheureusement) gagné, l’avenir montrera qu’on avait raison et qu’il n’est pas le « maire » dont Nice avait besoin (c’est pas faute d’avoir prévenu pourtant).

Mais il y a des consolations :

La première : le score de M. Estrosi…très loin de ce qu’annoncé le journal local dont on connaît le partie prit. Il est loin le temps où le journal locale annoncé dans son premier sondage truqué une victoire dès le premier tour du candidat de Paris à 51%. M. Estrosi à été élu a un peu plus de 40% certe… mais ce que je vois surtout c’est les 60% d’électeurs restants qui n’ont pas voulu d’Estrosi....

Même s’ils n’ont pas été unis (ce qui est dommage, car si les Niçois cesser d’être intoxiqué par les partis parisiens et à sortir de ces clivages, ont aurait mit à la porte M. Estrosi dès le premier tour) c’est tout de même plus de la moitié des électeurs qui n’ont pas voulu du représentant de Paris.

La deuxième consolation est que M. Ciotti, le bras droit de M. Estrosi, à été battu dans le premier canton, ce qui met quelque peu des battons dans les roues du « système Estrosi » car M. Ciotti était le successeur tout désigné de M. Estrosi à la présidence du Conseil général, seulement il fallait que le « Gollum » (comme il est parfois « affectueusement » surnommé) soit Conseiller général, ce qui n’est pas le cas. Non seulement le « système Estrosi » s’est enrayé, mais surtout on empêche le premier canton, cœur historique de Nice de tomber entre les mains des parisiens.

Autre consolation, la LRLN devrait très certainement rentrer au Conseil municipal en la personne de son président, Alain Roullier. L’alliance entre le maire sortant et Alain Roullier permettait dans tous les cas (en cas de victoire : 6 conseiller municipaux, 3 maires-adjoints et en cas de défaite 1 conseiller municipal) à la LRLN d’être représenté au Conseil municipal.

Nous devons rester mobilisé car le combat pour Nice continue…et maintenant le combat se retrouvera également au Conseil municipal…

Posté par Nebla à 15:33 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
15 mars 2008

Interview d'Alain Roullier, président de la LRLN

Que pensez-vous des résultats du premier tour des municipales ?

Nice a résisté au système Estrosi, en plaçant ses principaux concurrents. Le maire que l’on disait derrière le candidat socialiste est devant lui. Mais beaucoup trop de Niçois, et en particulier les « Niçois administratif » se font des illusions. Des illusions sur la capacité de M. Estrosi à gérer la ville, et des illusions sur l’état de la France. Quand on a élu M. Sarkozy  triomphalement à Nice (avec il faut le dire un nombre très important d’abstentions) j’ai dis à mes proches : « dans huit mois on lui jettera des pierres ». Et bien je dirai de même, si par malheur M. Estrosi était élu maire de Nice.  Je ne suis pas devin mais seulement logique : comment croire à des promesses éhontés alors que celui qui les fait ne pourra manifestement pas les tenir ? Bien sûr, il est facile de se cacher la tête dans le sable comme l’autruche ; c’est confortable : il fera ceci ou cela, il donnera, il résoudra ect, ect…. Il fera tout et nous n’aurons aucun effort à faire… C’est de la lâcheté morale pure et simple. Quand on ne veut pas voir la vérité en face, on ne conjure pas les périls, on les subira de plein fouet. Voilà ce qui risque d’arriver à Nice et qui arrivera inéluctablement si M. Estrosi est élu.

Comment analysez-vous ce résultat ?

Il semble qu’un nombre importants d’électeurs se sont défoulés et ont voulu montrer leur mécontentement. Bien, maintenant qu’ils ont fait, je pense qu’ils vont passer aux choses sérieuses : qui va diriger Nice durant six ans ? Manifestement, le passé et le présent prouvent que M. Estrosi n’est pas apte, à gérer Nice. Non seulement il n’en a pas la stature, mais les problèmes qu’il a semés en Nouvelle-Calédonie montrent sont autoritarisme et son manque de diplomatie. Pour le reste, il suffit de se remémorer toutes les affaires niçoises pour en juger. Ceux qui ne veulent pas voir la réalité porteront une très lourde responsabilité. Comme des moutons de panurge ils se précipitent dans le précipice, mais pire encore, ils y entraînent Nice. Je pense néanmoins que ce premier tour est, disons, un tour « d’humeurs », le second sera, je l’espère, un tour de bon sens. Le maire n’a pas subi l’effondrement prédit par le monopole de presse et il est normal que les Niçoises et les Niçois aient manifesté leurs sympathies particulières à diverses tendances. Le choix étant maintenant restreint, je pense qu’ils iront à l’essentiel : éviter à Nice d’être embarquée dans l’aventure estrosienne dont nous suivons les édifiantes péripéties depuis 25 ans. Ce serait suicidaire, et on ne suicide pas par mauvaise humeur, on prend sur soi et l’on fait ce qu’il faut faire.

Et des cantonales ?

Dans le 1er canton il était difficile de résister aux deux candidats très médiatisés. Nous avons essayé et nous pouvons faire barrage au système Estrosi. Je me suis retrouvé en 3e position devant les représentants de partis nationaux, c’est un signe fort. Partout, les candidats que soutenaient la Ligue ont bien résisté. C’est prometteur pour l’avenir. Le monopole de presse niçois a indiqué que j’avais fait le plus mauvais score des candidats soutenu par le maire ; mais en réalité, je passe avant les Communistes, le MoDem, les Verts, le Front National etc. Je suis habitué aux gracieusetés du monopole à mo, égard. Je ne vous dirai pas ce que j’en pense. Les footeux déploient souvent un calicot au stade, où il est inscrit : « Nice-Matin, journal de propagande anti-niçois ». je n’ai rien à rajouter, sinon qu’au vu de sa ligne rédactionnelle lors de la présente campagne électorale, les footeux sont encore indulgents.

Que pensez-vous des chefs de liste aux municipales ?

Le maire est serein et très lucide, il pense au sort de Nice et non à lui-même, M. Allemand semble être sur un nuage rose et rêver obsessionnellement à la mairie de Nice, son mandat régional ne suffisant pas à satisfaire son appétit politique ; M. Estrosi dévide mécaniquement ses écheveaux de promesses et d’illusions comme il le fait depuis six mois, même s’il semble lâché par Paris ; M. Mottard pour qui j’ai quelque estime à titre personnel, au point d’avoir appelé à voter pour lui en 2001 au second tour des municipales, va être éliminé provisoirement de la vie politique et c’est dommage, mais lui a un emploi contrairement à d’autres, ce qui lui permet de demeurer un homme libre, chose rare en ce bas monde. M. Cael fait de la politique et ses électeurs niçois s’intéresseront de l’espère au sort de Nice, plutôt qu’aux consignes et combinaisons parisiennes. Madame Schénardy a pris ses responsabilités ce qui est tout à son honneur… quant aux petites formations, le défaut de proportionnelle, les prive d’expression et les contraint à s’agglutiner à de grands partis ou à se faire laminer, ce qui est regrettable.

Que dites-vous aux Niçois à cette heure ultime ?

Il n’y a que ceux qui ont des œillères ou qui ne veulent pas voir qui privilégient une étiquette politique à l’homme qui l’a collée au front ; en ce qui concerne qui vous savez, il se l’est décollée du front et n’ose même plus la faire figurer sur les affiches… cette attitude est tellement  lamentable, que même si j’étais un de ses clients, je ne voterai pas pour lui. Cela montre son caractère, ou pltôt son manque de caractère. Les Niçois sont suffisamment informés, du moins je l’espère, pour éviter le pire à Nice. M. Estrosi a osé je crois parler du « holdp-up démocratique » auquel se serait livré le maire, c’est un comble ! M. Estrosi est conseiller général, député, président du conseil général, secrétaire d’Etat, son second, M. Ciotti est député, et il veut devenir conseiller général…

Cette outrance dans la cumulation est non seulement malsaine mais antidémocratique d’autan qu’elle est appuyée par d’énormes moyens. On ne peut laisser tomber Nice et le département dans les mains de cumulards qui entassent les mandats électoraux comme s’ils en faisaient collection ; la démocratie voudrait que chaque tendance soit représentée dans les instances municipales, régionales et départementales de manière à garantir un équilibre. On me rétorquera que les citoyens votent ; je répondrai qu’ils ne votent plus car ces sont souvent élus par une fraction non majoritaire du corps électoral, quand un élu ne représente que le quart des inscrits, il ,’est pas légitime ; les gens ne votent plus parce qu’ils sont écœurés par ce système verrouillé qui confisque la démocratie au profit des partis. Quand on a vu durant plus de six mois cet incroyable matraquage médiatique en faveur de M. Estrosi dans la presse régionale, on ne se fait plus d’illusion sur leur « démocratie » ; c’est un mot souillé, décati, qui fait honte eu égard à la situation réelle.

Je veux dire aux Niçois que six ans c’est long et l’on peut durant ce temps faire beaucoup de dégât irréparables. Ne cédez pas aux sirènes qui promettent à Nice un paradis de pacotille. Sarkozy vient de sceller le destin de Nice en choisissant un tracé de TGV passant par Marseille, ce qui freinera le tourisme dont elle a besoin pour vivre. Le ministre-candidat s’est gargarisé de sa position au gouvernement pour aider Nice : quelques jours avant les élections le président de la République annonce un train d’aides à Marseille, un tracé de TGV qui défavorise Nice et il déclare la bouche en cœur que la capitale française de l’Union méditerranéenne sera Marseille. Et M.Estrosi son « ami » est ministre ! Alors à quoi devons-nous nous attendre s’il est élu, puisqu’il devra laisser son ministère !!

Qu’est-ce que vous nommez « le système Estrosi » ?

Tout le système Estrosi est virtuel, il tien sur les effets d’annonces et la puissance médiatique. On « communique » on annonce n’importe quoi, n’importe comment, plus c’est gros, plus cça passe. La communication sert à anesthésier les gens par de doux rêves, qui leur font oublier le triste quotidien. Parler sans cesse, affirmer que l’on fera et en rajouter toujours plus, voilà à quoi certains passent leur temps ; on les voit partout, dans la presse, dans les inaugurations, aux funérailles, dans les festins… Ils sont en avion, en bateau, en hélicoptère… Quelqu’un qui travaille vraiment ne peut que s’interroger : mais où prennent-ils le temps pour traiter les dossiers ? la vérité c’est qu’ils se moquent des dossiers, parce que le vrai travail laborieux ne se voit pas ; eux occupent le terrain, le champ médiatique, ils sont là où le public peut les voir… Et à force de les voir le public s’habitue à eux et comme ils sont partout à la fois, on pense qu’ils sont sur tous les fronts… Leur seul front c’est la captation de l’image… il faut être sur la photo ou devant le champ des caméras… car cela apportera des votes lors des élections. Le système est totalement corrompu car en plus ils vampirisent la valeur des autres : on se fait filmer serrant la main d’un grand sportif, alors que l’on ne fait pas de sport, d’un grand médecin, alors que l’on se moque de ses travaux, d’un grand peintre, alors que l’on apprécie pas la peinture… Et l’image du politique est associée dans le public au sport, à la médecine, à la peinture, etc. par la seule magie de l’image. Mais l’image ce n’est qu’une apparence alors que gérer c’est du concret. Les politiciens d’aujourd’hui sont pour la plupart des personnages de théâtre, voilà pourquoi tput va si mal dans ce pays. Et MM Sarkosy et Estrosi illustrent parfaitement mes propos.

Il faut que les Niçois opposent leur bon sens traditionnel à la démagogie pure, qu’ils restent fermes, écartent les outrances, et votent en bons pères de  famille comme on dit. Dans la situation actuelle, nous ne pouvons que rejeter M. Estrosi et reconduire M. Peyrat qui est maintenant entouré de la société civile et débarrassé de ceux que nous avons subis. Ces derniers se retrouvent sur la liste Estrosi…

Que pensez-vous de la liste de M. Estrosi ? 

On y retrouve toute la bande qui à ruiné Nice et à fait porter le chapeau à Jacques Médecin. Ils se sont faits tous petits à sa chute, et puis, peu à peu, ils sont revenus… et maintenant ils bombent le torse. Le père de l’un d’eux a détourné 400 millions dans l’affaire Nice-Opéra et son épouse a touché des subventions injustifiées… j’en passe et des meilleures. Et ils parlent d’honnêteté ! Il y a aussi un « historien » qui n’a jamais rien écrit du tout et qui connaît l’histoire de Nice comme moi le langage Batéké, un journaliste-écrivain qui fait de la compilation, une ancienne quart-de-gloire de la télévision… Ceux qui vont voter cette liste hétéroclite porteront au pouvoir une nouvelle fois, une bonne partie de ceux qui ont sévi à la mairie. Quant ç la tête de liste, nous en savons assez sur lui pour que je n’en parle pas.

Le mot de la fin ?

Je dis aux Niçoises et aux Niçois : soyez responsables, réfléchissez bien, privilégiez le solide aux bulles de savon et ayez bien conscience qu’une mandature dure six ans. Si vous vous trompez, c’est vous et nous tous qui en subirons les conséquences. Mais ceux qui se sont laissé berner, devront subir en silence et ne pas se plaindre. J’ai confiance dans le bon sens des Niçois, et je forme les vœux pour que Nice ne tombe pas dans des mains malfaisantes.

Issa Nissa !

Posté par Nebla à 22:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Les forces d’union niçoises ont résisté au « hold-up » démocratique parisien…

Les forces d’union niçoises ont tenu le choc, bien qu’elles aient été malmenées par le candidat de Paris et ses nombreux relais, au premier rang desquels le monopole de presse niçois qui s’est distingué par un partit pris éhonté comme on a pu le constater. Le dernier sondage paru dans le monopole s’est contredit par les urnes : M. Estrosi ? le candidat parisien que l’on créditait de 39% n(a obtenu que 35,80%, le maire sortant que l’on crédité de 22% a obtenu 23,14%, le candidat socialiste que l’on créditait de 20% a obtenu 22,3%.

Nous sommes aussi très loin du premier sondage paru dans le monopole en novembre 2007 qui donnait M. Estrosi vainqueur au premier tour avec 51% des voix. C’est la preuve absolue que les sondages ne sont pas fiables du tout, surtout s’ils sont commandés et payés par les amis de celui que l’on retrouve en tête…la première victime au soir des élections municipales à Nice, c’est la crédibilité des « sondages » du monopole de presse niçois…

M. Estrosi est en forte baisse, MM Peyrat et Allemand eux sont en hausse, rien n’est donc joué car la liste d’union du maire sortant, dispose d’une réserve de voix qui fait défaut au candidat parisien, des négociations sont en cours pour élargir cette union. En outre, les abstentionnistes qui forment le premier parti niçois, peuvent peser d’une façon déterminante sur le résultat final : une seule fraction d’entre eux peut faire basculer une situation.

Le premier tour d’une élection permet d’ordinaire de laisser la place aux sensibilités particulières de chacun tout en dégageant les courants majoritaires ; le second tour donne le choix entre les seuls courants majoritaires. Après avoir exprimé leurs sympathies ou leur mécontentement, les électeurs doivent dépasser ces convenances personnelles pour ne songer qu’au bien commun. Le choix final entre deux ou trois candidats restant en lice se base logiquement sur des critères plus solides que les effets d’annonce, à savoir la compétence, l’honnêteté et la capacité de gérer. Un homme qui use et abuse de la « communication » n’agit que dans le virtuel il ne fait pas le poids quand il s’agit de gérer une grande ville ; M. Estrosi ne fait que promettre, alors que son concurrent direct, à savoir le maire sortant, réalise…

Ce que l’on nomme « communication » n’est que l’ancienne « publicité » de notre enfance, revêtue de modernes atours. Celui qui a un bon bilan n’a nul besoin de publicité, car ce qu’il a fondé témoigne de ses capacités à gérer. A Nice, M. Estrosi et le maire sortant s’affrontent : l’un fait son fonds de commerce de l’hypothétique et du rêve, l’autre s’appuie sur du concret… Certes les rêves son agréables, mais à très brève échéance ils cèdent toujours la place à la réalité comme on le voit actuellement ; une réalité d’autan plus dure que le rêve annihile l’énergie, émousse la détermination, et paralyse l’esprit d’entreprise, qualités indispensables pour faire face aux difficultés. Dans notre monde sur médiatisé les apparences règnent, mais le bon sens populaire doit prévaloir dans le domaine important qu’est la gestion d’une cité. Dans le cas d’espèce de Nice, les Niçois disposent de nombreux points de comparaison entre les deux candidats, ce qui devrait les conduire à éliminer celui qui par une gestion calamiteuse de ses propres affaires de l’endettement croissant du Conseil général qu’il préside a largement prouvé sa totale inaptitude à gérer le budget de la cinquième ville de France.

Les forces d’union niçoises ont donc bien résisté au rouleau compresseur parisien ; elles n’ont pas permis au candidat faiseur de miracle d’avaler Nice toute crue comme ses thuriféraires l’avait annoncé à grand renfort de tambours et trompettes ; gageons que l’union pour Nice s’élargira et que le bon sens des Niçois prévaudra contre les mirages de la politico-fiction… d’autan qu’en fait de mirage, celui qui les agite devant nos yeux voyage lui, sur le dos du contribuable en Falcon à 138 000 euros…

Posté par Nebla à 12:38 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
14 mars 2008

Devedjian : « Estrosi devra choisir entre Nice et un ministère… »

Cette étonnante déclaration est tombée comme un couperet sur le cou  de M. Estrosi. Elle le prive de son principal argument, ç savoir le soutien qu’il pourrait apporter à Nice du fait de sa présence au gouvernement. Adieu veaux, vaches et cochons… ceux qui imaginaient ou prédisaient une pluie d’or sur Nice peuvent mettre leurs espoirs en berne. Cet argument était déjà ridicule en soi du fait que l’Etat est en faillite et qu’un particulier dasn la même situation n’échapperait pas à la déconfiture ; comment croire à telles sornettes ? l’Etat transmet de plus en plus de compétences aux régions en leur laissant le soin d’en assurer la charge financière, des milliers de postes seront supprimés cette année dans la fonction publique, le remboursement de nombreux médicaments est minoré, tout augmente, on prévoit des taxes sur le poisson, les hôtels etc. et le pire est à venir.

Il faut être naïf pour croire à la « pluie d’or » alors qu’il faut s’attendre à Nice comme ailleurs à une pluie de factures, de hausses et de taxes. L’Etat, en France a tellement réduit les citoyens au statuts d’assistés, que même en faillite on rêve encore de subventions.Beaucoup de gens n’ont pas encore bien compris ce que signifie la faillite de l’Etat, ils en parlent comme si cette douloureuse vérité était une abstraction. Ils n’ont pas conscience que ce sont eux qui sont en faillite et qu’ils devront payer.

M. Estrosi a aussitôt annoncé qu’il quitterait le gouvernement s’il était élu maire de Nice, sans bien sûr préciser, le bon apôtre, que cet acte présenté comme un sacrifice, lui était imposé et ne résultait pas de sa volonté. Pas un mot n’ont plus sur ses promesses passées. Tout l’Art de passer discrètement ce qui gêne en pertes et profits. Alors, les cent projets, mirobolants qui va les financer ? Compte-t-il faire comme au Conseil général qui a vu sa dette passer de 93 million € en 1993 à 542 million € aujourd’hui ? M. Estrosi ne sait donc pas compter, il ne sait apparemment pas que dans un bilan, tout débours doit être compensé par une recette. Il conviendrai qu’il chiffre ses projets démagogiques (pour certains irréalisables ou inutiles) et dise franchement aux Niçois combien ils devront payer. Et pendant combien de générations, car la grande mode, c’est de reporter sur les générations futures les dettes que fait celle-ci. Cette pratique immorale est maintenant admise, ainsi nous laisserons à nos enfants, un monde pollué, une économie ruinée, une immoralité croissante, une perte d’identité, et en prime, une montagne de dettes ! Compte tenu de tout cela, ceux qui envisagent de voter pour M. Estrosi devraient signer un engagement de payer seuls les dettes qu’il fera.

L’annonce de la mise en demeure, puis de la pirouette estrosienne fait des vagues. Sur un site Internet on peut lire : « Pas encore élu, il nous ment déjà ! Voilà le premier mensonge d’Estrosi : n’avait-il pas affirmé qu’il profiterait pour aider Nice à se développer, qu’il pèserait de tout son pods pour aider Nice ? Sa dernière annonce apparaît fortement comme une tentative catastrophée pour tenter de sauver les apparences et s’assurer de gagner une ville qui semble bel et bien se refuser à lui ». L’on peut s’interroger aussi à juste titre avant de voter sur la hâte que l’on semble avoir à Paris de se débarrasser de M. Estrosi pour le refiler aux Niçois : il a, il est vrai, rallumé le feu en Nouvelle-Calédonie et accumulé les fautes et boudres ; le classement des ministres pour leur efficacité publié par Le Point en janviers dernier le classait 27e avec 9,4/20… il a dû encore baisser depuis l’affaire du Falcon à 138 000 €. Sans doute aussi, les RG ont-ils fait remonter à Paris le tintamarre provoqué par la bruyante batterie de casseroles que l’on a ressorti des placards et qui traînent sur tous les sites Internet. Depuis 25 ans, il a en effet abondamment alimenté la chronique sulfureuse Niçoise comme le rappellent toutes les coupures de presse de l’époque. Certains à Paris, semblent vouloir profiter de l’aubaine des municipales pour mettre M. Estrosi sur la touche et le reléguer loin de la capitale. Ils sont bien gentils, mais ils auraient pu l’envoyer ailleurs.

Posté par Nebla à 23:44 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


  1  2  3  4