9 - Les raisons historiques propres à Nice
En général ceux qui ne sont pas directement concernés et prétendent imposer leurs vues, diront qu’il faut oublier les blessures du passé. C’est un facile tour de passe-passe dont l’objet est d’escamoter l’inexcusable et d’exclure du débat tout ce qui gêne et dément leur philosophie inepte selon laquelle tout le monde est beau, gentil et respectable ; ils ne le croiront plus le jour ou ils seront eux mêmes agressés dans la rue. Evacuer ainsi, par une pirouette, les pierres d’achoppement est une manipulation qui permet de ne pas évoquer le fond des choses, une lâcheté qui ne résout rien, car les faits sont têtus : touti li tacca non si levoun embe d’aiga cauda… D’ailleurs les « oublis du passé » ne sont jamais réciproques et affaiblissent la position de ceux qui « oublient ». Il faut pardonner peut-être, mais oublier jamais ; faire litière de son histoire c’est se renier soi-même. En ce qui concerne le sujet qui nous occupe, force est de constater que des faits historiques très anciens sont constamment remis en lumière par nombre de dignitaires religieux musulmans dans le monde ; ils ne se remettent pas de la défaite qu’infligea Charles Martel aux armées musulmanes à Poitiers en 732 et à propos de laquelle Voltaire écrivit dans son Essai sur les moeurs : « Sans cette victoire, la France était une province mahométane ». Régulièrement, ces chefs religieux stigmatisent « les croisades de l’Occident chrétien en terre d’Islam ». Ce sujet pourrait prêter à de vastes débats, mais je n’en ouvrirai aucun car il y aurait trop à dire, du fait que les croisades n’ont pas été organisées sans raisons.
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En revanche, pour répondre à ceux qui sans cesse évoquent les croisades et prêchent la vengeance, les Niçois peuvent arguer de faits extrêmement graves qui ont perduré beaucoup plus longtemps que les croisades : plus de mille ans d’incursions sarrasines meurtrières en terre niçoise. Tous nos villages furent construits sur des pics rocheux avec de hauts clochers et de loin en loin des tours de guet, pour échapper à ceux que l’on nommait alors les Maures. Ces pirates barbaresques musulmans établis essentiellement à Alger et à Tunis, arraisonnaient et pillaient les navires en Méditerranée. Au pillage s’ajoutait les meurtres, viols, tortures et le trafic d’esclaves. Souvent les sarrasins abordaient sur nos côtes la nuit par surprise et ravageaient les bourgs et hameaux, tuant, pillant et enlevant les jeunes hommes, les femmes et les enfants. Quelquefois ils n’hésitaient pas à monter dans le haut pays, faire des razzias jusqu’à Tende et Sospel. Des milliers des nôtres furent ainsi tués ou enlevés lors de ces attaques. Les prisonniers enchaînés, étaient jetés dans les cales des bateaux puis vendus comme du bétail sur les marchés d’esclaves d’Alger de Tunis ou d’Oran après s’être convertis de force à l’Islam pour échapper à la mort. Les fournisseurs du sultan de Turquie et des princes de la région se réservaient les plus belles captives pour leurs harems et les très jeunes enfants pour divers usages : châtrés pour servir d’eunuques, voire de Ganymèdes, ou les plus solides dressés pour devenir soldats.
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Ce trafic d’esclaves étant organisé à grande échelle, les chevaliers de Malte s’établirent à Nice et organisèrent de concert avec certains ordres religieux, le rachat des captif chrétiens, mais très peu furent sauvés et à prix d’or. Tout le bassin méditerranéen eut à subir les exactions des sarrasins et il ne faut pas oublier que le drapeau Corse qui porte une tête de Maure, a été amputé de la pique sur laquelle elle était plantée ; des noms de lieu rappellent ces envahisseurs comme Le Cannet-des-Maures. Ils établirent des bases dans toute la Provence et notamment à La Garde Freinet et à Heraclea (St Tropez) L’historien niçois Durante écrit : « Vers le milieu de l’année 970 ces brigands sortis de leur repaire, ravagèrent successivement l’île de Lérins, les villes de Cannes et d’Antibes, passèrent le Var et désolèrent toutes les campagnes aux environs de Nice ; la ville leur résista, à l’aide des murailles, plus encore par le pieux dévouement d’un moine intrépide nommé Bobon. Leur rage impie se déchargea sur l’abbaye et le sanctuaire de Saint-Pons. Ils brisèrent les vases sacrés, mutilèrent les religieux infirmes, amenèrent les autres en esclavage et livrèrent aux flammes ce vaste édifice, regardé comme un des plus magnifiques sanctuaire de la Provence… ». Etablis à Saint Hospice et sur les hauteurs ils firent longtemps régner la terreur autour de Nice.
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L’on ignore généralement que les actes de pirateries barbaresques n’ont cessé que dans le premier quart du XIXe siècle quand les puissances européennes excédées, intervinrent militairement pour les réduire définitivement. D’anciennes chroniques et de nombreux ouvrages déclinent en détail la longue litanie de ces crimes et exactions sans nombre. Les habitants du Pays de Nice ont donc subi les agressions et persécutions des Maures durant plus de mille ans et n’ont jamais réclamé de comptes pour cela aux pays musulmans d’où ils étaient originaires et qui sont moralement héritiers de ces pratiques. Les Niçois ont donc été victimes des pays d’Islam beaucoup plus longtemps que ces derniers ne l’ont été de la colonisation, qui rappelons le ne concerne pas les Niçois. Quand on demande des comptes il faut aussi savoir en rendre. Si les Niçois devaient en demander pour tous ces crimes abominables, l’addition serait très lourde ; en attendant certains qui s’agitent à Nice et vocifèrent, réclamant ceci ou cela comme un du, devraient marcher sur la pointe des pieds sur notre terre et parler un ton plus bas pour ne pas éveiller les fantômes des victimes et de tous ceux à qui, jadis, on a tué, enlevé et torturé les leurs.
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Un autre fait historique dans lequel l’Islam est directement impliqué a marqué très négativement l’inconscient collectif Niçois et à très juste raison : le sultan de Turquie, « Calife de l’Islam », « Commandeur des croyants », « Ombre de Dieu sur la terre » , « gardien de la Mecque » et des « reliques sacrées du Prophète », pour lui donner ses principaux titres, qui prouvent qu’il représentait bien l’Islam en qualité de Calife, a fait ravager Nice et tuer beaucoup de Niçois. En 1543, François 1er et son allié, Soliman dit « le Magnifique », attaquèrent Nice. 20 000 français commandés par le duc d’Enghien mirent le siège devant la ville pendant que 120 galères de combat de la Sublime Porte, commandée par Keir-El-Dîn Barberousse, régent d’Alger, attaquaient Nice par la mer. Cette armada était accompagnée par 40 galiotes, 4 mahonnes et 22 galères françaises. 25 canons installés à Cimiez, 20 canons et 6 couleuvrines au Mont Gros ainsi que 28 canons et deux couleuvrines géantes au Mont-Boron, déversèrent un déluge de feu sur la ville. Le 7 août, les Turcs attaquèrent le quartier Riquier, le 8 et le 9 on se battait dans les faubourgs Lympia et Sincaïre. Du 12 au 15 août, plus de 1200 coups de canons furent tirés sur la ville. Le jour de l’Assomption, la flotte Turque tira 975 coups de canons sur Nice et autant de boulets de 75 et 109 livres, chauffés à blancs et enflammés de poix. L’un d’eux est scellé sur un mur dans la vieille ville, et d’autres sur la chapelle sise place Garibaldi, pour que les Niçois n’oublient jamais. Là intervint l’acte d’héroïsme de Catherine Ségurane qui sur les remparts prit un étendard Turc et les fit refluer. Le 22 la ville basse capitula mais le Château refusa de se rendre. Les Français ravagèrent la ville basse ; les Turcs brûlèrent le couvent de Sainte-Croix et violèrent les religieuses.
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Durant une trêve Barberousse envoya ses janissaires piller la ville pendant que de fortes escouades allaient razzier jusque dans les montagnes. Les chroniques racontent que du Donjon, ou flottait toujours notre pavillon, on vit passer au loin une longue file de 5000 prisonniers enchaînés, natifs de Nice, la Bollène, Sospel, Lantosque et d’autres villages. Ils furent entassés dans des bateaux pour être vendus comme esclaves. Fort heureusement la flotte espagnole bloqua la baie et contraignit Barberousse a libérer son butin humain. Voilà pour l’aspect historique. Il se passe de commentaire et explique on ne peut mieux pourquoi les vrais Niçois sont hostiles à la construction d’une Grande Mosquée en centre ville.
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
Compte tenu que les musulmans ont déjà de nombreuses salles de culte, nombre de Niçois s’interrogent à juste titre : pourquoi faut–il une « Grande » mosquée puisque tous les lieux de cultes sont égaux devant Dieu, le principal d’entre eux étant le coeur de l’homme, et que par ailleurs, dans le désert un simple tapis de prière fait office de mosquée ? Pourquoi devrait elle être construite « en centre ville » et pourquoi à Nice, non à Cannes, à Antibes, à Grasse, ou ailleurs ? Puisque beaucoup de musulmans en sont encore à vouloir venger les croisades et considèrent les « mécréants » comme des ennemis irréductibles qu’il faut occire, il ne serait pas étonnant que l’exigence d’une « Grande » Mosquée au centre de Nice soit, dans l’esprit de certains revanchards, une manière de laver l’affront fait à l’armée du Commandeur des Croyants qui en 1543, non seulement ne put s’emparer de notre Château, mais qu’une humble femme de Nice mit en déroute après lui avoir pris un drapeau. De veilles histoires, diront les propagateurs de philosophies décadentes, qui ne sont pas Niçois. Mais pour les vrais Niçois il ne s’agit pas là de banales pages d’histoire générale reléguées dans une virtualité floue, ce sont des affaires de famille, car il s’agit de nos aïeux.
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Quelle personne normale, saine et respectable peut se désintéresser du sort subi par ses ancêtres ? Quel jeune peut oublier que son grand père est mort dans un camp de concentration ou victime de telle ou telle idéologie ? Notre histoire pour nous est sacrée parce que nos ascendants y ont été impliqués et l’ont écrite avec leur sang. Personne ne la dissoudra dans la laideur et l’indignité des temps actuels : se perdouna bessai, ma non s’aublida… Les Niçois connaissent la valeur des symboles mieux que quiconque et ont toujours défendu férocement les leurs. Ils savent que la guerre des symboles est pernicieuse car elle en annonce d’autres, et si sous de lénifiants prétextes on tentait de la leur imposer, ils reprendraient le battoir de Catherine Ségurane pour défendre leur drapeau.
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L’exigence d’une « Grande » Mosquée, au centre de Nice sous un prétexte religieux semble d’ailleurs en contradiction formelle avec les prescriptions du docte M. Mohammed Al-Bouti, directeur du Département des croyances et religions à l’université de Damas. Ce personnage, diplômé de la célèbre Mosquée Al-Azhar du Caire (où il soutint une thèse qui fait référence sur Les fondements de la loi islamiste), à décliné par le menu tous les interdits qui, disons le, s’ils devaient être respectés, rendraient la vie quasi impossible aux musulmans en Europe. Et on lit sous la plume de ce rigoriste pur et dur, une mise en garde aux musulmans contre le goût du faste dans leurs maisons et leurs mosquées lesquelles doivent inciter à la dévotion. Il indique en outre, que sur les recommandation du Prophète, une mosquée doit susciter, par la modestie de ses dimensions et de ses décoration, l’humilité et non la fierté.
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Derrière les religions prosélytes se dissimule souvent la politique qui s’en sert comme élément fédérateur et comme véhicule. Le sentiment qu’éprouvent énormément de Niçois c’est qu’une Grande Mosquée, plus qu’un lieu de prière, serait avant tout le signe visible d’une implantation triomphale et spectaculaire de l’Islam à Nice, ville que les invasions musulmanes ne purent jamais réduire à merci. Tolérants, les Niçois admettent que le culte musulman soit pratiqué à Nice, mais non d’une manière provocante et conquérante, eu égard a un passé très douloureux et à ce qu’ont subi leurs ancêtres. Le respect du à nos aïeux est la moindre des choses. Les musulmans qui n’ont pas oublié les croisades et Charles Martel, comprendront d’autant mieux que les Niçois eux aussi n’aient pas oublié leurs aïeux emmenés en esclavage et les boulets turcs qui ravagèrent et incendièrent leur ville. Les Niçois sont chez eux à Nice, ils n’ont jamais agressé personne et accueilli tout le monde, mais ils entendent faire respecter leurs ancêtres, leur histoire et leur propre quiétude. Leur attribuer la veulerie de caractère qui est monnaie courante outre-Var est une lourde erreur, car contrairement à la société française, ils n’abdiquerons jamais leur identité et leur culture ; personne ne leur fera pas prendre des vessies pour des lanternes, ils savent fort bien qui ils sont et qui leur a fait quoi. Dignes, ils n’ont pas réclamé de « repentance » ou d’excuses pour mille ans d’activités criminelles dont ils furent les victimes, mais point trop n’en faut, car cela ferait déborder le vase.
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s'interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
Dans le passé, nous le savons, les religions ont souvent été prétextes à excès, dus soit à leur politisation soit à des interprétations partisanes ou erronées en fonction des moeurs du temps ; du fait de ce passif commun, il serait donc malaisé aux uns de donner des leçons aux autres, bien que là encore le peuple Niçois ne soit pas impliqués dans aucun de ces errements. Examinons maintenant le contexte général actuel dans lequel se place le sujet qui nous occupe. Comme l’écrit Alain Besançon, spécialiste de la question , « pour les musulmans, le Texte (le Coran) est le seul intermédiaire entre l’homme et Dieu, il n’y a aucun magistère interprétatif ». Jeanne-Hélène kaltenbach indique dans La République et l’Islam : « Le Coran est considéré comme d’origine divine, de même que la sunna, rassemblant les hadiths (communications faites par le prophète à son entourage) et ne sauraient faire l’objet d’interprétations.
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Seule une reprise de la réflexion juridique (ijtihâd) interrompue pendant des siècles, serait-elle envisageable et encore ne pourrait-elle porter que sur les sujets que n’abordent pas les textes sacrés ». Les musulmans réfutent la dogme chrétien de la Trinité qu’ils qualifient de « divagation inspirée par Satan, pure démence » et le Centre islamiste de Genève indique « quiconque donne à Dieu des associés, Dieu lui interdit le paradis et son refuge est le feu ». Certains nous assurent que l’Islam est tolérant et qu’il véhicule de précieuses valeurs ; mais ces valeurs s’appliquent à la communauté musulmane, non aux « mécréants » honnis. En outre, il existe différentes approches de l’Islam, puisque les mêmes textes originels interprétés par une école ou une autre, prennent des couleurs différentes. Plusieurs d’entre elles sont fondamentalistes et extrémistes ; elles s’appuient sur « le versant guerrier de la naissance de l’Islam dès la période de Médine » comme il est dit dans la République et l’Islam, ouvrage de référence paru chez Gallimard, qui précise : « Sa Révélation éclate dans le bruit des batailles, son paradis est à l’ombre des épées ; il emprunte ses paraboles au mouvement des combats, ; pour sacerdoce il a le cimeterre,… ». Les extrémistes s’appuient également sur la sourate 9, verset 30 du Coran : « Les Juifs disent : « Uzayr est le fils d’Allah », les Chrétiens disent : « le Christ est le fils d’Allah » […] Qu’Allah les anéantisse ». Dans le Coran et à première lecture, nombre de sourates expriment le mépris le plus insultant pour les chrétiens et les non musulmans nommés « mécréants », lesquels sont voués aux pires châtiments à longueur de pages ; personne ne pourra le nier, c’est écrit noir sur blanc, proclamé en chaire dans les mosquées de certains pays, les prêches étant filmés et même diffusé en cassettes audiovisuelles de propagande. Ces textes sont montés en épingle par les intégristes et les musulmans modérés comprendront que les Chrétiens, les Juifs, les Bouddhistes, les animistes, les athées et les autres, n’adhérent pas à un programme prônant leur conversion ou à défaut leur élimination.
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Le problème que posent tous les dogmes et préceptes religieux anciens, sans exception, est le même : comment les gérer au troisième millénaire dans des contextes sociaux, politiques et économiques tout a fait différents de ceux où ils ont été établis et recueillis. Certaines écoles s’attachent au pied de la lettre à la « vérité révélée », d’autres pensent qu’ils ne faut en conserver que les notions philosophiques positives, essence immanente qui dépasse le temps. Pour ce qui est de l’Islam, ces différences doctrinales existent et ne sont pas conciliées, ce qui permet de multiples interprétations. Cette lecture différente des textes permet aux chefs religieux des diverses tendances de prendre des positions radicalement différentes avec les conséquences qui en découlent. Ceci provoque beaucoup de craintes et d’incompréhensions dans les pays qui accueillent d’importantes communautés musulmanes. Comment pourrait-il en être autrement ?
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l'esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
12 - Beaucoup de contradictions
Pour l’instant, certains pouvoirs politiques extrémistes, profitant de l’obscurantisme et de la misère font de l’Islam une machine de guerre contre l’Occident présenté comme l’ennemi héréditaire. Alors que l’on nous parle de tolérance, que voyons nous autour de nous et dans le monde ? Théo Van Gogh assassiné, Salman Rushdie menacé de mort, M. Delanoë poignardé pour ce qu’on sait et par qui on sait, des prêtres chrétiens régulièrement assassinés en Turquie, d’autres orthodoxes assassinés à Bagdad, l’archevêque Chaldéen de Mossoul assassiné, des meurtres et enlèvements de religieuses catholiques en Somalie ou des milliers de Chrétiens sont maltraités et certains assassinés, des attentats à Madrid et à Londres, l’attentat du 11 septembre à New York, des mesures coercitives contre les chrétiens en Algérie et dans divers pays musulmans, des violences, enlèvements et attentas à la bombe qui frappent les chrétiens en Irak, où l’on à décidé « que nul chrétien ne doit rester en terre d’Islam », on constate qu’il est interdit de porter une croix en Arabie Saoudite et même d’y célébrer une messe en un lieu privée, sous peine de très graves sanctions, on voit des têtes et des mains tranchées, des flagellations, on voit des talibans qui au nom de l’Islam imposent des lois inacceptables et détruisent des statues uniques appartenant au patrimoine de l’humanité, on voit le régime iranien qui ne s’intéresse au modernisme que pour créer des engins de mort et vomit sans cesse des menaces contre Israël et l’Occident, on voit des traditions moyenâgeuses contraires à la dignité humaine et à la liberté, qui fleurissent un peu partout dans le sillage de l’Islam et que l’on veut imposer en son nom, on voit des femmes supposées adultères lapidées, on voit des mariages forcés, des parents qui martyrisent leurs enfants s’ils se hasardent à vouloir s’unir avec des chrétiens et des frères qui font de même avec leurs soeurs pour les mêmes raisons, on voit des agressions diverses et continuelles contre les Juifs, les Chrétiens ou leurs lieux de culte et bien d’autres choses encore…
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On pourrait en noircir des feuilles entières, avec des centaines exemples précis à l’appui. Dans ce long et monstrueux catalogue de souffrances, gluant de sang, de xénophobie et de déraison, a quelle page figure donc la tolérance de l’Islam pour les non musulmans ? On nous dira que les responsables de ces crimes sont de mauvais musulmans et nous répondrons cu non es buon turc, non es bon crestian… Mais force est de constater qu’il en existe des millions de musulmans dans le monde qui adhérent aux thèses extrémistes et s’en repaissent voluptueusement au nom d’une foi ardente dénuée d’une once de tolérance. Pourquoi les modérés ne font ils pas entendre leur voix et n’agissent ils pas pour remettre les « mauvais » à raison ? Pourquoi ne s’en démarquent ils pas en les condamnent publiquement ? La solidarité morale entre musulmans va t-elle jusqu’à ignorer ou excuser des crimes dont sont victimes les non musulmans ? Quelques lignes de Marianne évoquent en ces termes le mur qui se dresse entre deux conception de la société : « M. Rasumssen, chef du gouvernement danois a indiqué en parlant de l’Afghanistan : « Il faut que l’adversaire accepte les principes démocratiques fondamentaux de l’Etat et des Droits de l’Homme » et le journaliste conclut ironiquement : « Tout le monde sait que le mollah Omar lit Montesquieu… ». Mais comme tout musulman qui s’en tient la lettre du Texte, le personnage en question ne conçoit le monde que régi par les lois religieuses et civiles musulmanes, bien qu’il use de créations de l’Occident quand cela l’arrange puisqu’il s’est enfui de Kaboul à mobylette…
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Les Niçois ne tolèreront pas de telles conceptions car eux n’imposent leur pissaladiera et leur stocaficada a personne, pas plus que les jours et heures ou il faut les déguster. Le fait que de jeunes niçois soient déjà privés de jambon à la cantine, que des activités soient interdites aux femmes, que l’on exige qu’elles soient séparées des hommes dans les piscines ainsi que d’autres dérives annoncées, sont déjà une atteinte extrêmement grave à la société niçoise et à nos droits. Cette situation surréaliste est due à la lâcheté coupable des édiles et des corps administratifs français qui sont à plat ventre devant des groupes de pression. Les Niçois n’en accepterons pas plus, car cela est déjà beaucoup trop. Ils refusent de vire au rythme d’usages qui ne sont pas les leurs. Que les Français acceptent ce qu’ils veulent, mais à Nice nous sommes arrivés au point de rupture, avec les conséquences qui risquent d’en découler.
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
13 - Religion et politique
Il est établi que des factions politiques extrémistes, aujourd’hui comme hier, utilisent l’Islam comme un adjuvant et un instrument de conquête. Certes, au nom de la plupart des religions des horreurs ont été commises au temps de l’obscurantisme. Mais ces scories, peu à peu éradiquées au cours des siècles, ne sont plus acceptables au IIIème millénaire. Les sociétés modernes se sont débarrassés de ces tares et ne veulent surtout pas les voir réapparaître. l’Islam politisé, partout dans le monde devient le support d’une paranoïa guerrière, orchestrée par les extrémistes ; on ne parle que de Djihad, de guerre sainte, de fatwas de mort, d’infidèles qu’il faut châtier, de revanches sanglantes, de grands et petits « Satan », d’attentats suicides qui envoient illico leurs « saint » auteurs au paradis et leurs « diaboliques » victimes en enfer et on a pu lire dans Le message de l’Islam (1997, N°146) dans un article de M. Samardi : « En Occident on voit se constituer de prétendus groupes musulmans, présentant l’Islam comme une religion qui s’incline devant les valeurs occidentales. Plusieurs siècles auparavant, Ibn-é Khaldoun avait dit : « la vraie défaite d’une société devant ses ennemis n’est pas une défaite militaire. La société vaincue est celle qui adopte les us et coutumes de on ennemis ».
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En Europe des groupes de pression politico-religieux activement soutenus par les pétro-dollars, mettent à profit le laxisme qui gangrène divers pays occidentaux pour faire prévaloir leurs vues et imposer peu à peu sous des prétextes religieux de graves altérations structurelles aux sociétés qui les accueillent ; les politiciens lâches et veules temporisent, mentent, et laissent sans réagir les populations natives face à de très graves problèmes ; cela augure très mal de l’avenir. L’exemple donné par les dirigeants des pays islamistes, lui aussi est probant ; il suffit de prononcer leurs noms, pour voir défiler devant nos yeux un cortège d’horreurs commises au nom de la foi et applaudies frénétiquement par des foules hystériques. Ce contexte délétère pèse d’un énorme poids dans la balance des relations interreligieuses. Les religions depuis longtemps ne rythment plus la vie des nations occidentales ; sous prétexte de respect et de liberté, l’on voudrait imposer à nos sociétés des signes, pratiques et tabous souvent moyenâgeux et soi disant religieux qui sont en contradiction avec notre culture et rebutent le bon sens et la libre pensée. Ces manoeuvres pernicieuses et sournoises, menées par la Cinquième colonne d’un Islam politisé et conquérant qui avance ses pions, sont des agressions, visant à transformer notre société selon les prescriptions islamistes. Les démocrates doivent dénoncer ces menées déstabilisatrices et les combattre ; non pour pénaliser une religion, mais pour défendre notre liberté du danger intégriste et protéger les nombreux musulmans pris en en otages par la politique ; il faut aussi penser à eux, car ils sont dans une situation difficile et montrés du doigts pour des faits qu’ils n’approuvent pas.
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Il faut savoir en outre, car c’est le fond du problème, que les spécificités de l’Islam en font plus qu’une religion, comme l’indique Mme Kaltenbach dans son ouvrage La République et l’Islam : « Si Tariq Ramadan exhorte les musulmans à pratiquer plus, il décrit lui aussi un islam englobant qui ne saurait se réduire à ses aspects cultuels. Voyons ce qu’il en dit dans son livre Les musulmans dans la société : « de nombreux orientalistes ont relevé que l’une des spécificités de l’Islam était la priorité donnée, dès l’origine, à la réflexion juridique plutôt qu’aux considérations théologiques pure parce que dans son essence, l’Islam mariait la sphère privée et la sphère publique et qu’une recherche de réponses concrètes s’imposaient. Ainsi, l’Islam entre difficilement dans les limites de l’acception du mot « religion ».. ». Amar Lafsar, recteur de la mosquée de Lille, président de la Ligue islamiste du Nord n’hésite pas à dire : « La loi française ne reconnaît pas la communauté, seulement la citoyenneté. Dans l’Islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais la notion de communauté est très importante car reconnaître une communauté c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors nous pourrons constituer une communauté islamique appuyées sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté ».
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Un internaute du forum de Quibla.Com, Nourredine, décrivait ainsi récemment la stratégie que les musulmans doivent adopter : « la priorité est à la mobilisation autour de la pratique, de l’éducation et de la possibilité de respecter les lois islamiques dans toutes les activité sociales et économiques : prier, même au travail ou à l’école, acheter sa maison ou sa voiture en évitant l’usure, pouvoir aller à la Joumpoua (prière collective), même si on travaille, permettre aux soeurs qui portent le voile d’aller à l’école, de travailler, etc.. Il faut aussi mettre la pression sur les municipalités pour aménager les horaires des piscines, revoir les affichages publicitaires dans la ville,etc… » [...] Si Tariq Ramadan aménage un nouveau concept pour parler, non plus de terre de guerre, mais de terre de prédication ou de témoignage, Amar Lasfar, lui, (dans sa conférence à l’Alliance régionale de Nord donnée à Amiens le 9 octobre 1997) a la formulation classique : « aujourd’hui pour nous est de savoir si la France est une terre d'islam ou une terre de guerre »… »
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
13 - Religion et politique
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
14 - Chacun à droit au respect
De très graves problèmes existent et empirent, mais il n’est pas question cependant, comme le font certains, de jeter l’opprobre sur la population musulmane de Nice toute entière. Chacun de ses membre, individuellement, doit être respecté comme tout être humain ; cette communauté au carrefour de deux cultures a aussi ses problèmes à résoudre et ses contradictions à régler ; je le sais d’autant mieux que j’y ai toujours compté des amis. Beaucoup de Maghrébins d’ailleurs se sont aisément habitués aux moeurs niçoises et savent fort bien qu’ils ne sont pas rejetés chez nous ; leur préoccupation est de travailler afin de nourrir leur famille.
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D’autres, il est vrai, et qui ne sont pas toujours pieux, voient dans la religion un instrument catalyseur et fédérateur permettant d’assouvir une vengeance contre l’Occident ; ce n’est souvent que l’exutoire d’une jalousie sociale et le prétexte qui justifie leurs exactions. Il convient de les remettre fermement à raison. Une minorité agissante, surtout composée de jeunes et de très jeunes se rend coupable de nombreux méfaits qui empoisonnent la vie de la cité ; toujours en groupe ces courageux ressuscitent les razzias, volent, agressent les gens, et souvent passent à tabac des lycéens isolés pour les dépouiller ou pour se faire plaisir et montrer qu’ils sont les plus forts. Ces voyous sans honneur trouvent toujours des semblables à l’entour pour venir leur prêter main-forte quant ils sont en difficultés.
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Malgré ces intolérables agissements et notre légitime exaspération on ne peut porter à priori un jugement global sur toute une communauté, qui elle aussi est pénalisée par la conduite de ces crapules. La prévention, globalement est toujours un échec ; le gentil qui veut apprivoiser le méchant ou inciter celui qui n’est qu’à moitié méchant à rentrer dans le rang n’est qu’un marché de dupe, car l’incitation au mal est la plupart du temps plus forte que l’incitation au bien ; le sport que certains présentaient comme un remède miracle dans les banlieues, malgré le dévouement de ceux qui le croient, fait l’effet d’un emplâtre sur une jambe de bois. Il faut punir les coupables et les neutraliser ; le vrai coupable c’est l’Etat jacobin qui hésite à le faire. Combien de fois ai-je entendu des amis Maghrébins, révulsés par ce qu’ils voient, me dire : « Pourquoi ne les punit-on pas sévèrement, pourquoi les laissez-vous faire ? C’est une honte, au pays cela serait impossible, on les couperait en morceaux ! Vous les encouragez par votre laxisme ! ».
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Nous devons encore cela à la classe politique française, qui au lieu de mettre en place un cadre judicaire adéquat et de sévir, palabre, jacasse, met en oeuvre des « plans pour les banlieues » successifs qui engloutissent des centaines de millions et ne règlent rien. Des « Plans » et des «Commissions », voilà tout ce qu’ils savent faire et aussi s’octroyer des avantages supplémentaires. Avec le dixième seulement des lois inutiles qu’ils votent on pourrait éradiquer le problème. Ils sont parvenus à un tel degré d’ineptie, de lâcheté, de veulerie, d’inconscience, de manque de sens civique, qu’ils entraînement la société vers la guerre civile et vers la dictature qui s’en suivra fatalement. Nous en voyons déjà les prémisses.
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La civilisation Méditerranéenne est un creuset culturel qui devrait permettre le dialogue entre les peuples originaires de rives opposées de la même mer ; mais cela n’est possible qu’à la condition sine qua none que les religions et la politique, n’interfèrent pas dans les rapports humains. A la condition aussi d’un respect mutuel et de la neutralisations des brebis galeuses. Respetà lu autre, si vos estre respetà tu meme…
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d'une grande Mosquée en centre ville...
Individuellement le dialogue est toujours possible entre êtres humains et l’histoire de Nice en est la preuve absolue. Mais dès l’instant ou des éléments virulents d’une communauté étrangère acceptée chez nous, oubliant le respect du à ceux qui les accueillent, prétendent imposer aux Niçois de se plier à leurs usages religieux et sociaux (qui sont identiques) il en va tout autrement. Le contexte politique mondial actuel est détestable, les menaces islamistes et les actions violentes sont journalières, ce qui incite à la prudence. Certains voudraient imposer dans notre société laïque des traditions pseudo religieuses étrangères à notre culture, et qui sont en contradiction avec nos conceptions. Des attitudes, pratiques, et signes extérieurs à ce point ostensibles qu’ils en deviennent provocants, se font jour ; une volonté affichée de marquer une différence radicale avec le pays d’accueil et de ne pas adhérer à la communauté niçoise se ressent fortement ; des exigences trop pressantes sont formulées, laissant entendre que les Niçois ne sont plus maîtres chez eux et qu’ils doivent se plier a des uns et coutumes qui ne sont pas les leurs ; les polémiques outrancières qui ravivent les blessures du passé ; le fait que l’Islam dans le monde est trop souvent associé à une politique belliqueuse, par ceux qui ont intérêt à sacraliser leur prétentions hégémoniques… Toutes ces raisons expliquent amplement et justifie que la demande insistante d’une Grande Mosquée au centre ville heurte beaucoup de Niçois.
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d'une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
Les bon rapports entre les peuples, les sociétés et les hommes, ont un fondement majeur intangible : la réciprocité. Aux dignitaires religieux qui réclament une Grande Mosquée en centre ville, les Niçois pourraient légitimement poser cette question : que nous répondrait-on si nous demandions la permission d’édifier en Arabie Saoudite une cathédrale dédiée à Sainte Réparate ? La réponse des uns, dicterait ainsi la réponse des autres ; tout serait dit en deux mots. Un référendum pourrait aussi trancher la question mais à la condition que ne puissent exprimer leur opinion que les personnes née à Nice ou y habitant depuis quinze ans au moins et ce, pour d’évidentes raisons : les personnes qui sont mutés à Nice et ensuite repartent ailleurs, ou celles qui y résident momentanément, sont des « Niçois administratifs » durant le temps de leur séjour dans notre ville, comme ils seront ensuite Bordelais, Lillois, Lyonnais ou autre ; ces résidents temporaires sont bien accueillis évidemment, s’ils respectent notre identité, mais ils ne sauraient engager l’avenir de Nice qu’ils vont quitter et avec laquelle ils n’ont pas d’attaches.
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
Les Niçois ont toujours acceptés les étrangers qui venaient s’installer à Nice pour travailler, mais ils n’adoptent vraiment que ceux qui adhérent à leur société et à leur mode de pensée. Ceux qui désirent conserver des particularités trop saillantes heurtant la sensibilité niçoise ou qui adoptent des attitudes provocantes en se démarquent ostensiblement de notre société, ne peuvent être les bienvenus et seront toujours des corps étrangers à Nice. l’Islam s’il est modéré et ne trouble pas l’ordre social établi, sera accepté à Nice comme toutes les autres religions et d’ailleurs, à ce seul titre, il l’est déjà. Mais si, débordant de ce cadre et mettant à profit le laxisme français, certaines factions islamistes caressaient secrètement l’espérance insensée d’imposer aux Niçois un modèle social et religieux attentatoire à la culture et à l’identité niçoise, si elles tentaient de faire de l’Islam un instrument d’intolérance envers les autres religions et un danger pour la libre pensée, cet Islam politique et colonisateur serait catégoriquement et fermement rejeté. On ne peut imposer ses volontés dans la maison d’autrui ; ou l’on adopte les règles et usages qui la régissent, ou l’on s’en va : Cu ceangea de pais, deu ceangeà d’usage. Et ceci n’est pas à sens unique, c’est aussi vrai pour les Niçois qui vont s’installer à l’étranger ; mais eux ne sont pas colonisateurs.
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Plus généralement, ceux, de quelque origine qu’ils soient, qui sont invités dans notre ville et à plus forte raison ceux qui y viennent sans l’être, mais sont néanmoins tolérés, ne doivent jamais oublier qu’ils sont en Pays Niçois et non ailleurs. Ils ne doivent jamais oublier que les Niçois de souche et ceux qui le sont devenus par alliance et adoption, sont chez eux, sur une terre, arrosée par le sang et la sueur de leurs ancêtres. Ils doivent savoir, et surtout garder toujours à l’esprit que vingt-cinq siècles d’histoire, peu à peu, ont fait des Niçois ce qu’ils sont, et que nul, jamais, ne pourra ignorer cette réalité. Et pour être plus précis car je n’aime pas la langue de bois, si cette éventualité survenait, les Niçois, sauraient remettre les perturbateurs à raison. Les récents événements, montrent que les autorités françaises et municipales n’ont que très mollement défendu les Niçois contre les voyous manipulés par les islamistes ; la défense des citoyens est une obligation de l’Etat ; s’il ne la remplit pas, il ne faudra pas s’étonner qu’une grande partie de la population, face à un cas de force majeure, se défende toute seule.
1 - Introduction
2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Acceuil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
18 - Pour conclure
Cette mise à plat franche, nette et dépouillée de toute xénophobie aura, je l’espère, le mérite de pouvoir du côté niçois évoquer ce problème de Grande Mosquée hors des schémas réducteurs et racistes des extrémistes de droite comme du pseudo humanisme dissolvant de la gauche. Les Niçois sont accueillants, ouverts au monde, ils entendent le demeurer, mais à Nice personne d’autres qu’eux ne fixera les règles des rapports sociaux ; les ponts entre les communautés sont la franchise, la vérité et la réciprocité, qui seules permettent la compréhension, la bonne entente et l’amitié.
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Après avoir déroulé un rouleau de vérités, parfois pénibles, qui n’étaient pas des accusations mais une somme de constatations et d’explications, il faut dire que les peuples sont la plupart du temps les jouets d’événements qui les dépassent et sur lesquels ils n’ont que peu de prise sauf à s’impliquer courageusement et très fermement. Les impossibilités et les empêchements d’aujourd’hui ne doivent pas fermer la porte à l’espoir pour demain ; c’est peut-être un voeu pieux, d’autres diront une utopie, mais il faut le souhaiter et surtout y travailler en ramenant de part et d’autre les choses à l’humain dans la clarté et la vérité, sans passer par le prisme souvent réducteur des religions ou plutôt de ce que certains en font. Je veux pour terminer rendre à César ce qui appartient à César en citant M. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris qui rendait ainsi hommage à soeur Emmanuelle : « Elle a incarné la fonction religieuse avec noblesse, dignité et vérité. Elle avait cette empathie que l’on voit chez les grands sages de l’humanité. Elle a montré que la rencontre islamo-chrétienne est possible. Elle est allée vers un monde désespéré. Elle était dans l’action. Elle restera pour nous une lumière ».
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Puissent ces paroles de paix, qui je l’espère ne sont pas une réaction de convenance non suivie d’effets, ne pas êtres couvertes par les hurlements des hyènes et éclairer les ténèbres des âmes. L’avenir nous le dira, mais il ne sera que ce que nous tous en ferons. Les niçois qui sont doublement sur la brèche, doivent être extrêmement attentifs et surtout ne jamais baisser la garde, car les temps qui viennent seront très difficiles, pour nous et pour notre identité que nous devrons défendre bec et ongles car le pouvoir municipal actuel, à la botte des politiciens parisiens, compte bien la noyer définitivement dans le département et la région. Aux lecteurs Niçois, je ferai passer le message suivant, dans notre langue, sans craindre les coups de règles jacobins, comme on en donna à ma mère, enfant, car je serai tout à fait capable de laisser un cuisant souvenir à qui prétendrait m’en donner : en achesto mondo non li a ren de net, en fransa de mail. Nissart, fai tu senche deven, non regarge à senche fan lu autre, camina tougiou drech davant tu, e non avè poù de degun. Ancuéi, malurousamen, lou verp es en lou froumai ; rassa estirassa, la cougourda non fa d’ananas e li marridi erba creissoun vito… Pilhà garda, cu si fa mouton, lou loup lou mangea, acò es clar couma lou giou. Senche non esta ahura a Nissa poù estre deman, ma non se fa meletta, sensa roumpre d’òu: non te laissa mettre jamai lou pen subre lou mourre, couma Catarina defens lou tiéu drapéu. Issa Nissa !
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2 - Le particularisme du Pays de Nice
3 - L’identité niçoise est toujours debout.
4 - Opposition historique et options diamétralement opposées
5 - Les choix dangereux de la France
7 - Les niçois ne doivent rien à personne
8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens
9 - Les raisons historiques propres à Nice
10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent
11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations
12 - Beaucoup de contradictions
14 - Chacun a droit au respect
15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville
16 - La réciprocité doit régir les rapports humains
17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non
18 - Pour conclure
