Le bicentenaire vu par le monopole de presse niçois
Plusieurs articles ont été consacrés au héros des Deux Mondes dans le monopole, mais leur teneur appelle quelques importantes remarques et corrections. Les journalistes ne sont certes pas des historiens, mais là on a vraiment poussé un peut trop loin le bouchon…
Certains n’ont pas encore compris qu’aujourd’hui il n’est plus possible de décolorer l’histoire niçoise à la machine à laver française ; les Niçois se sont réappropriés leur histoire, longtemps confisquée, et ils sont très informés de la vérité. Nous avons pu assister à maintes réactions irritées à la lecture de ces articles, qui prouvent que les Niçois ne se laissent plus berner.
Citons quelques exemples : « Il [Garibaldi] n’aura pas témoigné en toutes circonstances de la lucidité nécessaire ». Archi-faux, Garibaldi a toujours témoigné d’une grande lucidité : pour faire l’Italie, il a compris qu’il fallait à l’époque composer avec la maison de Savoie, il a prévu avant tous une grande fédération européenne, il ne s’est jamais laissé « récupérer » par les politiciens et à préféré se retirer à Caprèra, il a également fermement condamné le colonialisme, dès l’intervention française en Tunisie.
La suite est bien pire encore : « s’agissant des relations de Nice avec la France, son éloignement ne lui aura pas permis de mesurer l’attrait de l’Hexagone pour le comté de Nice ; peut-être aussi se relations familiaux et amicaux l’ont mal informé ; mais tout cela pèse peu face à la force d’un destin digne là d’un opéra de Verdi »… Dire que le destin de Garibaldi est « digne » d’un opéra de Verdi, est plus déplacé c’est l’inverse qui est vrai, car Verdi n’à fait que mettre en musique les actions de Garibaldi, magnifiquement il est vrai. Quant à la thèse selon laquelle Garibaldi se serait « mépris » sur l’intention des Niçois « qui auraient voulu massivement être annexés à la France », elle est démentie formellement par tous les faits, les documents et les archives diplomatiques sans exception ; ce n’est plus de la désinformation mais un mensonge éhonté : il suffit de relire les lettres de Cavour à Nigra, son représentant à Paris : « En Savoie je persiste à croire que le parti français l’emportera. Il n’est pas de même du comté de Nice. A moins que l’on exclue toute la vallée de la Bévéra et une portion du littoral [c’est-à-dire Nice] ; il conviendrait par d’habiles mesures de s’assurer du résultat de ce vote ».
Et la lettre de l’ambassadeur français Talleyrand à son ministre Thouvenel : « Cavour prétend qu’à Nice il y aura d’assez grandes difficultés à surmonter… Je crois qu’il serait temps d’aviser au moyen de faire prévaloir notre influence dans cette province » ; et encore mieux, le journal du capitaine Secrétain, envoyé de Napoléon III : « 15 avril, premier jour du vote dans le comté de Nice. c’est le général [Frossard] qui a fait hâter ce vote afin de mettre un terme aux mouvements de population indigène (!) » les trois premiers courriers datant d’un mois (!) seulement avant le plébiscite et le texte de Secrétain du jour même du plébiscite !
Comment peut-on croire ou faire croire que les Niçois ont « voté massivement » pour l’annexion, alors que tous les jours avaient lieu à Nice des manifestations anti-annexionnistes, comme l’indiquent les rapports du commandant de division sarde Morelli, et maints témoignages, même français, comme celui du sieur Paccard ? L’annexion s’est faite par « la fraude, la corruption et la force brutale » comme l’à écrit Garibaldi : occupation militaire et civile française, désignation par la France des « comités » qui dressèrent les listes électorales sans voie de recours, pas de bulletin « Non », pas d’isoloirs, pas d’observateurs neutres, urnes sous la seule garde des pro-français la nuit du 15 au 16 avril, suppression de l’obligation de résidence à Nice pour voter, intervention du préfet (français) du Var pour faire inscrire des sois-disant Niçois habitant en France sur les listes, masse de Provençaux inconnus et non inscrits que les « comités » laissèrent voter, vote public et non secret, pressions diverses… on pourrait encore en rajouter deux pages ! Au point que le correspondant du Times à écrit : « le plébiscite de 1860 fut la farce la plus abjecte qui ait jamais été jouée dans l’histoire des Nations »
D’ailleurs deux courriers de Nigra à Cavour déclinent clairement les intentions françaises et prouvent qu’il a bien failli ne pas y avoir de plébiscite du tout, même truqué (et que celui-ci n’à été organisé que sur les instances de Cavour qui redoutait la réaction des puissances européennes et voulait à tout prix préserver les formes pour leur donner le change) : « le gouvernement français voulait pas s’exposer à la possibilité d’un échec éventuel, n’admet pas la votation préalable en Savoie et à Nice. Il n’admet même pas que l’on considère dans le traité une stipulation précise sur le mode de constater les vœux des populations. Il veut une cession pure et simple accordée par un traité…» et encore « je crains qu’un beau jour, l’annexion ne se trouve faite par un décret inséré au Moniteur et par une occupation militaire » Et si cela ne suffisait pas, encore une lettre de Cavour : « les intrigues du consul de France à Nice rendent la situation intolérable… cela va faire naître des troubles que nous devons réprimer sévèrement… les ouvriers sont anti-séparatistes, si on leur chauffe la tête, ils finiront par rosser leurs adversaires ».
Les Niçois étaient tellement fâchés avec Garibaldi qu’ils l’élirent avec Laurenti-Roubaudi, le 29 mars 1860, pour tenter d’empêcher l’annexion. Plus tard ils l’élirent encore le 8 février 1871 à 72,73% des voix avec Piccon et Bergondi avec mandat de faire annuler le traité de Turin… Et selon le monopole de presse, Garibaldi aurait été « mal informé » de ce qui se passait à Nice ? Et il ne craint pas de publier cela à l’occasion du bicentenaire du héros niçois… Ignorance ? Désinformation ? Les vrais Niçois apprécieront que l’on cabosse leur histoire au gré des convenances du moment.
On poursuit avec une interview de M. Giaume, présenter comme « historien » bien qu’aucune œuvre ou étude historique personnelle d’envergure ne semble justifier cette flatteuse qualification, mais dont le nom figure effectivement parmi les « porteurs du projet » de « commercialiser le nom du héros niçois selon la tradition garibaldienne à hauteur de 3000 à 15000 €, à négocier », ce qui peut-être, qui sait, fait de lui un « défenseur de la tradition garibaldienne » aux yeux de l’establishment niçois.
Notre historien déclare : « La seconde fois, le malentendu était total. Il est vrai que Garibaldi n’à pas pardonné à la royauté de Piémont-Sardaigne de céder Nice mais aussi la Savoie à la France ou plutôt à une empereur… » ; nous sommes contraints de demander à M. l’historien pourquoi dans ce cas Garibaldi a accepter de se présenter en février 1871 comme chef de file du parti séparatiste niçois qui avait mandant de demander l’abrogation du traité de Turin et de séparer Nice, non plus d’un empereur mais bien de la IIIème République… et pour finir, la dernière question du journaliste est un poème : « Les Niçois ont fini par pardonner assez vite à Garibaldi son hostilité à une Nice française ? » Nous répondrons à la question à la place de M. l’historien : « les Niçois ont aimé Garibaldi précisément parce qu’il refusait l’annexion de Nice à la France, et leurs descendants risquent de ne pas apprécier du tout que l’on dise l’inverse de ce qui fut ».
Les Nouvelles Niçoises, juillet 2007
Pourquoi les "chemises rouges" ?
Contrairement à ce que sous entendent certains par opportunité politique, le choix du rouge pour l'uniforme garibaldien n'a strictement rien à voir avec la couleur symbolisant la gauche.
Alors qu'il se battait à Montevideo avec sa légion de volontaire, Garibaldi comme à l'ordinaire manquait d'argent, car il reversait immédiatement et intégralement à la République ses prises de guerre. Avant les derniers combats, il fallu vêtir ses volontaires d'un uniforme, pour les reconnaître. Il acheta donc à très bon marché un stock de grossière toile rouge qui servait à confectionner les tuniques des employés de l'abattoir de Montevideo. La couleur rouge était destinée à masquer le sang, ce qui convenait aussi pour la guerre. Les « chemises rouges » devinrent une légende et comme Garibaldi défendit partout la liberté et se battit contre les tyrans, il n'y avait qu'un pas à franchir pour faire de lui un homme de gauche.
Il faut rappeler que Garibaldi a écrit qu'il n'appartenait à aucun parti, à aucune secte et à aucune côterie. Dans les Mille (ed. originale 1875, page 58, 22ème ligne) il fut plus précis encore : « ... Prêchez la République, le gouvernement normal et naturel des Nations ! Propagez là avec succès : tout à coup, surgissent les socialistes, les communistes, les partageux etc. qui épouvantent tout le monde et rendent vos labeurs stériles... »
Garibaldi fut un humaniste au sens le plus élevé du terme mais il ne s'inféoda jamais à un parti, car il se méfiait énormément des politiciens qui par leur compromissions, dénaturent les valeurs qu'ils prétendent défendre, et il avait bien raison. Ne transformons donc pas les « chemises rouges » en ce qu'elles n'ont jamais été.
Scandale du Bicentennaire (bis)
L'histoire du dépôt illégal du nom de Garibaldi en vulgaire marque commerciale par le comité auto-proclamé de Mangiapan, s'est diffusé sur internet comme une traînée de poudre, en partie grâce à bibi mais surtout grâce à ceux qui se sont procuré ces feuilles et que j'ai pus scanner et mettre sur mon blog... mais voilà, sur certain site qui se dise média, on à pas voulu croire à cette histoire tant que je ne les avait pas scanner...on me disait « vérifier vos sources, c'est impossible que M. Mangiapan est pus faire ça », patin couffin, on m'à même traité de menteur et ont ma rappelé que la diffamation était passible poursuite, etc.....
Mais le jour où j'ai pus scanner ces feuilles éclaboussant de vérité le comité « officiel », ça à changer du tout au tout, le site internet en question qui se dit média, ne pouvait plus nier l'évidence, et fit un article spécial où il donna la parole à M. Mangiapan pour qu'il s'explique.... et quelle rigolade d'entendre ses explications, des explications fabriquées à la hâte pour justifier les crapuleries du comité « officiel », d'abord pour commencer il présente son comité comme « une bande de copain » et « Nous ne voulions pas que des produits dérivés puissent se vendre sans notre accord. En déposant ce label, nous avons voulu protéger le nom de notre Comité, pour que personne ne puisse s’approprier notre travail. C’est un réflexe très sain »... déjà pour commencer ils n'ont pas enregistrer le nom de leur comité, ils ont enregistrer tout ce qui comporte le nom Garibadli
Au sujet de « la bande de copains » on trouve des commerçants : un restaurateur , un éditeur, deux universitaires qui écrivent des livres etc... et que le comité Mangiapan à déposé des pages entières d’activités qui « leurs seraient réservées » depuis la fabrication de vaisselle, de bijoux et l’organisation de congrès etc... il y a donc volonté d’appropriation commerciale.
Et en plus ils ont déposé les expressions : "viva Garibaldi", "Garibaldi 2007" "Garibaldi 1807-2007", "Nice Garibaldi" "Bicentenaire Garibaldi"... ce n’est pas une "bande de copain" comme il dit ce sont des commerçants qui veulent faire de l’argent et monopoliser le nom de Garibaldi pour le presser comme un citron et empêcher les « concurrents » d’en faire autant.
Plus loin Mr. Mangiapan s'explique sur le fait qu'il n'ait pas demander l'autorisation de la famille Garibaldi pour déposer le nom. Il se défend en expliquant "qu'Aujourd’hui, on compte 70 descendants, dont la plupart ne s’investissent pas dans tout cela et ne se sentent absolument pas concerné. Nous avons l’autorisation de 2 des 4 personnes qui veillent assidûment sur la mémoire de leur ancêtre ». Mais voilà, quant aux Garibaldi, un seul porte encore ce nom franc, c’est à dire en ligne directe et par les mâles (les autres descendants par les femmes portent artificiellement le nom de Garibaldi qui en fait à disparu par les mariages successifs des femmes) c’est Giuseppe Garibaldi, et c’est lui le gardien de la tradition garibldienne, pas eux, car le gouvernement italien l’a nommé lui et personne d’autre des descendants lointains, conservateur du Musée de Garibaldi à Caprera avec le droit de résider dans la maison de Garibaldi. En outre il est le président de la fondation d’Etat qui à Rome s’occupe du souvenir garibladien.
Mangiapan n’a aucune autorisation écrite de personne. Et encore moins de Joseph qui porte le nom franc....que mangiapan a dépoé !
Et en plus le logo qu’il a déposé a été extrait du logo propriété de l’Institut de Rome que préside Joseph.
Quand au sujet de l'argent que Mangiapan va se faire sur le dos de Garibaldi, il explique qu'il donnera cette argent à une fondation « Le Comité sera dissout le 4 juillet 2008, à la fin de l’année du Bicentenaire, les fonds seront alors reversés à une fondation », pourquoi attendre dans un an ? Et surtout ce n'est écrit nul part sur les feuilles scannées que cette argent est destiné à une fondation, ils n'ont strictement rien fait pour la mémoire de Garibaldi et il a fallu attendre que la polémique (grâce en partie à bibi mais surtout à ceux qui ont pus se procurer ces documents) enfle pour qu’il dise qu’il le donnerait à une oeuvre et on attendra de voir laquelle.
Et aussi on aimerait bien savoir si l’argent récolté à servi aux membres du comité notamment, à l’éditeur et au restaurateur et aussi si certains de ces membres du comité sont salariés par ledit comité ou ont reçu des avantages, comme : prix de voyages, frais de déplacements, indemnités ou autres sommes quelconques , et pour quelles activités exactes et justifiées, car outre la vente du logo à des sociétés privés, il y a eu l'encaissement d’argent public....
P.S. Je tien à préciser que cela fait depuis deux semaines que le site du comité « officiel » n'est pas mit à jour, autan moi, j'attends qu'on me refile les photos du bicentenaire pour les mettre sur mon site (ce qui devrait ce faire d'ici la fin de la semaine), autant le comité officiel avec les moyens, les subventions et le fric qui se font sur le dos de Garibaldi, ils ont toujours la pages du programme des « festivités » toujours pas du photo du bicentenaire, toute façon pour ce qu'ils ont fait, il n'y a rien à voir... il semblerai que depuis deux semaines, outre pour se défendre, le comité officiel se soit barré avec la caisse....
Scandale pour le Bicentenaire
Avant de publier les photos du bicentenaire (j'en ai pas pris moi personnellement, j'attends donc que la personne me passe des photos, désolé pour l'attente)
J'ai à vous faire communiquer quelque chose de scandaleux. J'ai appris, et ont ma communiqué des documents, prouvant la veulerie du comité officiel auto-proclamé, qui ont enregistrer à l'INPI, sans l'autorisation de la famille, le nom de Garibaldi comme une vulgaire marque commercial ! Cette info circulait déjà sur internet, ont m'à fournis les documents en question.
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Comme je l'ai dis, ils ont enregistrer le nom de Garibaldi comme une vulgaire marque commerciale, sans l'autorisation de la famille (qui à mon avis même si on lui aurai demandé l'autorisation aurait refusé car Garibaldi fait partie du patrimoine de l'Humanité).
Ils ont enregistrés des expressions faisant parties du langage courant, ce qui est encore plus grotesque, et toucheront 3 000 à 15 000 € à chaque présence de la « marque » Garibaldi.
Si c'est comme ça je vais aller déposer le mot « Tour Eiffel » et je vais attaquer tout les livres, panneaux, cartes postales, films, personnes faisant mention du mot « Tour Eiffel » car ils m'ont pas donné l'autorisation... car c'est bien de ça qu'il s'agit, de s'approprier un nom appartenant à tous, et des expressions appartenant à tous... tien vu qu'ils ont déposé « Viva Garibadli » et si j'allais déposer, tien pourquoi pas « Allez Nice », comme ça j'attaquerais tous les supporters du Gym qui exprime leur soutien à l'OGCN sans mon autorisation ?.... c'est exactement ce qu'à fait le comité auto-proclamé avec Garibaldi et des expressions du langage courant, aller déposer « Viva Garibaldi », seule une crapule (ou un démand, quelqu'un avait bien déposé en l'an 2000 le mot "an 2000") aurait-eu idée... c'est vraiment une honte pour Garibaldi et pour Nice....
En Italie, cette information à fait scandale.... vous pouvez imaginer la suite de cette affaire.



