28 septembre 2011

28 septembre 1388, Dédition de Nice à la Savoie : date importante dans l'Histoire et les droits du peuple Niçois

dédition 1388 Beaucoup de ceux qui sont à la recherche de supports médiatiques ont communiqué autour de cette date importante. Par méconnaissance de l’histoire de Nice, ils ont déformé le sens originel de cet événement. Les uns ont prétendu que c’était la date de naissance de l’identité niçoise, alors que Nice existait déjà depuis près de 2 000 ans et que la cité avait proclamé son indépendance en 1108 ; d’autres que Nice voulait ainsi se protéger des pirates barbaresques et tout à l’avenant. La dédition est devenue le support de tous les fantasmes et l’on a même pu voir récemment dans le monopole de presse un article intitulé : “Quand le comté de Nice s’est donné à la maison de Savoie” ! Notre histoire est passée à la moulinette et assaisonnée aux goûts d’ignorants ou pire, de ceux qui désirent panpagnatiser notre identité. Il convient donc d’expliquer ce que fut réellement la dédition de 1388.

Nice s’est toujours rebellée contre les féodaux provençaux qui voulaient l’asservir. En 1108, elle franchit définitivement le pas en proclamant son indépendance. Plusieurs fois envahie par la suite, elle se révolta à nouveau et rétablit le municipe. Après le décès de Louis d’Anjou en 1384 et l’assassinat de Charles de Duras roi de Sicile et de Hongrie en 1386, les tuteurs de leurs héritiers se disputèrent la Provence ; les Niçois avaient choisi Ladislas de Duras, car son père leur avait conservé toutes les franchises municipales. En 1388, la Maison d’Anjou, branche cadette de la Maison de France, envoya une puissante armée commandée par le sénéchal de Marles pour réduire Nice. Mais Ladislas et sa tutrice la reine Marguerite, assiégés dans Gaète, ne pouvaient protéger Nice des Angevins. Marguerite donc donna l’autorisation aux émissaires niçois de traiter selon leurs souhaits. Le comte de Beuil, gouverneur de Nice, après l’avis du grand Conseil, négocia avec le comte de Savoie. L’armée angevine campait déjà devant Saint-Paul de Vence, quand le comte de Savoie arrivant par les cols, établit son camp à Saint-Pons. Une assemblée plénière des habitants fut convoquée, et après avoir délibéré “a tiertia usque ad vesperas” (de la 3ème heure jusqu’aux vêpres) les Niçois décidèrent de traiter avec le comte de Savoie. dédition de nice 28 septembre 1388

Leurs délégués se rendirent à Saint-Pons et établirent avec le nouvel allié une charte déclinée en 34 articles. En échange de sa protection, les Niçois accordaient un protectorat conditionnel au comte de Savoie. La charte était signée pour trois ans, pour le cas où le roi Ladislas aurait la possibilité de revenir aider militairement Nice ; passé ce délai, la charte de dédition serait renouvelée. Les principaux articles de la charte indiquent que jamais le comte ni ses successeurs ne pourraient céder Nice à quiconque et encore moins au roi de France ou à la Maison d’Anjou ; que Nice conserverait ses franchises et privilèges, qu’elle en obtiendrait de nouveaux, que sa place forte ne pourrait être livrée qu’avec l’accord de ses chefs militaires, que divers privilèges juridiques régaliens lui seraient conservés, ainsi que diverses autres dispositions garantissant les droits des Niçois. Il était précisé qu’en cas de violation de la charte, les Niçois pourraient se révolter sans être taxés de rebelles.

La Charte fut renouvelée trois ans plus tard, et Nice demeura liée volontairement aux chefs de la Maison de Savoie jusqu’en 1860. La dédition n’eut donc pas pour objet de fonder un “comté de Nice” ; aucun article ne fait mention d’une telle volonté, ni même ne décline ce terme. Plus tard les Savoie employèrent cette appellation d’honneur dans leurs titulatures, sans qu’aucune lettre patente officielle ne légalise l’érection du Pays de Nice en “comté”, formalité impérative en droit féodal. L’identité niçoise existait depuis longtemps et la République consulaire niçoise de 1108 avait établi les statuts de la ville, se gouvernait elle-même et passait des traités. La dédition à la Savoie n’eut que deux objets : échapper à la domination de la Maison d’Anjou, au roi de France et à tout autre féodal, tout en conservant et augmentant les franchises et libertés des Niçois.

1851 le peuple de nice exposeLa charte de dédition jouera un rôle primordial car elle est la pierre angulaire des liens unissant Nice à la maison de Savoie. Des liens ,qui, s’ils devaient être rompus, redonnait au Pays de Nice sa pleine souveraineté. Ainsi en 1851, lorsque le gouvernement Sarde décida de supprimer le port-franc de Nice, de violentes émeutes éclatèrent à Nice les 13 et 14 mai de cette année. Les meneurs des émeutiers comme Avigdor, Carlone et d'autres adressèrent une lettre au roi de Sardaigne signé le 14 mai 1851 défendant les droits et franchises du peuple Niçois issus du "Contrat d'Union de 1388 par lequel le Comté de Nice se donna librement à la Maison de Savoie" contre "tout acte portant atteinte à ses droits et franchises, dont il réclame le rétablissement et la conservation dans toute leur intégrité". Allant jusqu'a menacer l'Etat Sarde de revendiquer l'indépendance de Nice ! :  "Le Peuple de Nice rappelle le Gouvernement Sarde à la foi des traités [..] A défaut: Le Peuple de Nice plaçant le droit au-dessus de la force, serait réduit à considérer le contrat d'annexion comme rompu par le Gouvernement lui-même, et à revendiquer son indépendance"

Et en 1860, le contat d'union de 1388 se retrouva abrogé lorsque Victor emmanuel II délia Nice de son serment de fidélité à sa personne et à sa dynastie le 27 mars 1860. Le traité de Turin signé le 24 mars 1860 était illégal car il violait l' Article 4 de la charte de 1388 ( le comte de Savoie ne pourrait jamais céder le Pays de Nice au comte de Provence ou au roi de France, pas plus qu’à aucun autre seigneur) ! A cette date, la charte de 1388 étant caduque, le Pays de Nice retrouvait légalement son indépendance en même temps que sa pleine souveraineté. Cet acte qui abrogeait tout lien de droit entre la maison de Savoie et Nice, et par voie de conséquence tout lien de droit entre cette dernière et la Sardaigne, établissait incontestablement l’indépendance du Pays de Nice.

Le traité signé en 1388 a été un tournant important dans l'histoire du Peuple Niçois, son abrogation du 27 mars 1860 l'a été encore plus étant donné qu'à cette date le Pays de Nice retrouvait légalement son entière souveraineté !

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26 septembre 2011

"La débacle de l'UMP" - communiqué du Parti Niçois du 26 septembre 2011

Parti_nicois_2_1 « Le Parti Niçois/Partit Nissart, bien qu’apolitique ne peut se désintéresser de la politique nationale car elle pèse d’un poids très lourd sur le destin des Niçois. Nous ne reconnaissons pas la légitimité des partis français à Nice, mais cependant, les dernières élections sénatoriales appellent nos remarques. Les deux grands partis français qui se partagent le pouvoir se déchirent déjà, sept mois avant les élections présidentielles. Ils sont tous deux co-responsables de ce que vivent les niçois, mais pour l’heure c’est l’UMP qui gère Nice. C’est donc avec satisfaction que nous avons vu la débâcle aux sénatoriales du parti de M. Estrosi ; c’est également un revers très grave pour M. Sarkozy. C’est M. Estrosi qui par tous les moyens veut  faire disparaître l’authentique identité niçoise, la cantonnant dans un folklore à deux sous et c’est encore lui qui avec M. Sarkozy a inauguré à Nice l’année dernière les ferrailles de la honte commémorant l’occupation militaire de Nice en 1860 et le plébiscite truqué. Il nous est donc agréable que leur parti, rétrograde et va-t-en-guerre, scorie du passé, ait perdu la majorité au sénat français, ce qui laisse présager sa défaite définitive. » 

« L’UNR gaulliste installa jadis la structure mafieuse du SAC à Nice par le biais d’un certain représentant en liqueurs anisés, qui s’est distingué comme l’on sait dans divers prétoires correctionnels, mais demeure inamovible dans un régime dont la vertu n’est pas la qualité maîtresse ; celui qui fit extrader Jacques Médecin, n’est allé lui, derrière les barreaux, mansuétude due au fait qu’il aurait « rendu des services à la République », une république  bananière où circulent des valises de billets et où les amis des amis règnent en Maîtres.   Le RPR, puis l’UMP, hériters de l’UNR ont mis la main sur Nice depuis le départ de Jacques Médecin  en 1990, et les niçois peuvent voir, effarés, ce qu’est devenue leur ville vingt ans après. Le constat est plus qu’accablant, et il faut chasser les représentants de ce parti hautement néfaste à notre ville et à ses intérêts. »

« M. Paille (parti Radical) a déclaré que « la défaite de l’UMP était dûe au sectarisme de ses dirigeants », ce qualificatif émane d’un homme politique français il va comme un gant à M.M. Estrosi et Ciotti. Cette défaite nationale ébranle leur pouvoir local et nous nous en félicitons car une opportunité se fait jour d’installer la société civile au pouvoir à Nice, lors des prochaines élections municipales, solution alternative à la droite et à la gauche. »

« Cela dit, si la gauche devait emporter les élections présidentielles, nous demanderons officiellement à ses dirigeants, de nous préciser leur position au sujet de Nice et de son destin, car suite à la Déclaration de Genève  et à notre intervention auprès du Secrétariat général de l’ONU le traité de Turin n’est toujours pas enregistré par cette instance suprême. Ce fait majeur pour Nice et la Savoie, revêt une importance capitale car nos deux pays annexés illégalement, subissent les affres de la déliquescence française, alors que l’autogestion et nos énormes atouts économiques, permettraient que nos deux peuples vivent autrement qu’au rythme de la faillite du système, de la paupérisation, de l’insécurité, et des troubles crapuleux, ethniques, voire religieux,  qui s’annoncent, comme on l’a vu récemment à Londres. »  

« Notre identité n’est pas morte comme l’aurait voulu le pouvoir jacobin, elle renaît grâce à la prise de conscience de beaucoup de jeunes niçois qui se veulent Niçois avant tout.  Elle sera notre rempart ; elle est déjà le gage d’une vie meilleure, dans une ville assainie et prospère. Nous défendrons les droits de Nice et demandons à toutes les niçoises et niçois conscients de cet enjeu vital pour nous-mêmes et notre jeunesse, de nous rejoindre. Tous ensemble, nous avons le devoir de participer à la délivrance de notre ville, avilie, jetée en pâture aux affairistes qui bétonnent nos sites pour remplir leurs coffres-forts alors que les Niçois ne peuvent plus se loger chez eux, notre ville livrée à des éléments troubles et dangereux qui impunément font de nous des étrangers sur notre propre sol. Cela ne peut plus durer, il faut se battre, et accéder en premier lieu au pouvoir municipal afin de remettre de l’ordre chez nous, car demain nous serons submergés et coulerons enchaînés dans les cales nauséabondes du pays qui nous annexé par l’invasion militaire du 1er avril 1860. Issa Nissa ! ». Fin de communiqué.  

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22 septembre 2011

ANNEXION DE NICE EN 1860 : UN NOUVEAU TEMOIGNAGE ACCABLANT de Pierre Louis Caire

annexion de nice 1860 pierre louis caireAu moment où le pouvoir jacobin vient de célébrer en grande pompe le 150e anniversaire de l’annexion de Nice, la découverte d’un nouveau témoignage accablant, vient réduire à néant la version officielle qui n’était déjà plus qu’une bannière en loques. Ce témoignage émane d’un Niçois, témoin oculaire des faits, qui avait dix-neuf ans au moment de cet évènement et émigra immédiatement en Italie, pour ne pas subir la colonisation de Nice.

Pierre Louis Caire, né à Saorge le 26 juin 1841, a vécu avec ses concitoyens niçois, les temps douloureux de l’occupation militaire de Nice et du plébiscite truqué. En Italie il devint avocat, président de Tribunal, puis président de session de Cour d’assise. Plus tard, à l’occasion du 50e anniversaire de l’annexion qui à l’époque avait déjà fait l’objet d’arrogantes cérémonies organisées par l’État français, ce magistrat intègre écrivit ce témoignage vécu pour édifier les jeunes générations niçoises, soumises aux mensonges de la propagande française.

Cet ouvrage publié en 1910 n’est pas une étude historique menée a posteriori, mais le témoignage d’événements vécus et subis par l’auteur au moment de l’annexion. Grâce à lui nous entrons de plein pied dans la Nice populaire de l’époque, au milieu de la société niçoise. Nous apprenons ainsi de nombreux faits et détails que l’histoire officielle a escamoté, l’angoisse, le désespoir et les réactions de nos ancêtres qui se trouvèrent trahis et livrés contre leur gré à la France, alors qu’au parlement de Londres, l’on qualifiait cet infâme marché de trafic de chair humaine.

Les Niçois ne connaissaient pas alors les trames secrètes du piège qui allait se refermer sur eux mais, spontanément, et avec peu de moyens, ils tentèrent de s’opposer, comme ils le purent, à la force brutale, à l’intimidation et à la corruption mises en place par les deux États complices qui dans l’ombre avaient scellé le pacte frauduleux. Pierre Louis Caire, admirateur et ami de Garibaldi, nous restitue une part importante de notre passé, dans cet ouvrage qui fort heureusement est réapparu en pleine lumière en Italie, un siècle après sa première publication. Les Niçois devaient le connaître, car c’est pour eux qu’il a été écrit. À lire absolument.

Les cahiers de l'annexion

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17 septembre 2011

NOUVEAUTE : la LRLN décline le blason niçois en poster pour 3 € seulement !

Constat fait des difficultés financières actuelles que subit la jeunesse Niçoise qui reste très attachée au premier symbole du Pays de Nice, la LRLN décline désormais aussi le blason Niçois en poster (taille 100cm x 70cm). la LRLN a décidé que ces superbes affiches ne coûteront que 3 € l'unité et 10 € le lot de quatre.

drapeaunicois

Disponible à la permanence de la L.R.L.N., 1 rue Caïs de Pierlas les mercredi et vendredi à partir de 16h (voir plan)

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