Nice, a connu récemment de très graves évènements ; ils ont marqués les esprits, car notre ville n’en avait jamais connu de semblables auparavant et nous ne devons pas nous dissimuler qu’un tournant décisif est désormais franchi. Lors de manifestations de soutien à Gaza, des hordes de « jeunes » bien organisés et venus de tout le département ont saccagé le centre ville. Ces « jeunes » pour reprendre la terminologie vague utilisée par les médias et les politiciens, qui en sont arrivés à ce point de lâcheté qu’ils n’osent plus appeler un chat un chat, avaient cependant tous un point commun : encadrés par des individus formés à la guérilla, ils brandissaient des drapeaux du Maghreb et vociféraient « Allah Akbar ! » ainsi que des slogans antisémites… et cela, dans la ville de Ségurane, dans notre ville. Les faits sont parlants, il est inutile de les commenter. Mais il convient de se poser des questions et de tirer les conclusions qui s’imposent.

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D’abord, nous constatons que la déliquescence française dans ce qu’elle a de plus odieux, s’est installée à Nice, qui jusque là en avait été préservée. Il faut se demander ensuite pourquoi ces manifestations ont été centralisées à Nice, alors que certains organisateurs de poids dispensent leur enseignement religieux à Cannes et que la Croisette qui n’est pas une ruelle pouvait fort bien accueillir un important défilé. Les débordements étant plus que prévisibles puisque les appels au saccage inondaient les réseaux de téléphonie portable, le choix délibéré de Nice, plutôt qu’une autre ville, pour faire une démonstration de force, car c’est de cela qu’il s’agit, donne à réfléchir. Les Niçois qui ne sont nullement responsables de la malheureuse affaire de Gaza, ont subi la vindicte de ces « jeunes » qui pour beaucoup venaient d’ailleurs pour les « punir » ; mais de quoi… ? L’affaire de la « Grande Mosquée » qui avait alimenté la dernière campagne municipale, revient à l’esprit. Ce sujet avait alimenté la polémique, certains en avaient fait un enjeu électoral, et les récents évènements survenus portent à y repenser très sérieusement et surtout à aller au fond des choses, car ce problème se reposera.

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L’affaire est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait et ne se résume pas à une simple question religieuse comme certains voudraient le faire croire. On ne peut l’aborder sans sérier de multiples paramètres. Les politiciens escamotent le problème par les artifices habituels, les uns mentent, d’autres biaisent. Les extrémistes de droite en font ouvertement un caricatural fond de commerce, la gauche aussi en masquant des buts électoralistes par un humanisme de façade. Le public n’évoque plus ouvertement le sujet car les excès nourrissant les excès, une dictature de la pensée s’est peu à peu instaurée et des pressions diverses tentent d’altérer le libre arbitre et le droit d’expression. On a même instauré le « politiquement correct », consensus mou et refuge de toutes les lâchetés et de tous les renoncements. Prisonniers de cette glue jacobine, certains remâchent des rancoeurs, d’autres cèdent à des peurs ataviques ou cherchent une revanche ; de part et d’autre l’incompréhension et le racisme fleurissent. Cette situation on ne peut plus malsaine perdure et s’aggrave d’autant que l’on impose le mutisme à la population sur des sujets cruciaux qui la touchent au premier chef.

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Cela empoisonne notre ville qui depuis vingt-cinq siècles, à fait la preuve de sa tolérance et de sa capacité à résoudre ce genre de problèmes. Une tolérance, disons le qui aurait dû servir d’exemple aux pays donneurs de leçons qui se prétendent les lumières du monde après avoir pratiqué la traite négrière, allumé des bûchers et pratiqué la torture comme moyen de justice. Les Niçois doivent en parler à leur guise et décider en leur âme et conscience s’ils veulent ou non une Grande Mosquée, sans se préoccuper des politiciens jacobins qui semblables à des coqs de basse-cour, osent pousser des cocoricos humanistes, les pattes enfoncées dans un tas de fumier encore tiède : l’esclavage, l’inquisition, l’asservissement des peuples et le pillage des colonies. Mais avant d’évoquer le sujet de la Grande Mosquée, il convient d’ouvrir un long préambule afin de mettre les choses au point, car ici, nous sommes à Nice et la situation y est très particulière.

1 - Introduction 

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure