A Nice, par la force des choses, le cadre administratif français dispose, mais il demeure inopérant en profondeur quand il heurte la sensibilité niçoise. Cette résistance devient de plus en plus active car beaucoup de jeunes Niçois n’ont pas l’intention de subir ce qu’ont subi leur aïeux ; ils ne se mettent pas au garde à vous devant les symboles jacobins qui ne sont pas les leurs, d’autant qu’ils rappellent de nombreux crimes et notamment la torture et l’exécution de centaines de résistants Barbets. C’est au nom de ces symboles que l’on a torturé puis exécuté l’un des héros de notre résistance, François Fulconis dit Lalin, avant de clouer son cadavre sur la porte de la demeure de sa mère, et d’en exposer les morceaux aux quatre coins du Pays de Nice. Son nom ne figure pas sur le monument aux morts de Nice, tant mieux sans doute, car il y a un certain drapeau qu’il n’aimerait pas voir, celui de ses assassins, mais son souvenir demeure dans le coeur des vrais Niçois. C’est encore au nom de ces symboles qu’en 1871 dix mille soldats français confisquèrent le vote séparatiste des Niçois qui à 90 %  s’étaient prononcés pour l’indépendance ; et pour finir c’est le traité de Paix de 1947 qui en escamotant le traité de 1860, lésa arbitrairement leurs droits.

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Tout cela, aujourd’hui a de très graves conséquence, car on impose à Nice des orientations économiques, politiques et sociales dont les vrais Niçois ne veulent pas (et beaucoup de français non plus, mais c’est une autre affaire). Les références morales de nombreux jeunes Niçois sont niçoises car ils ont retrouvé leur histoire, que l’on avait falsifiée et jetée aux oubliettes. Catherine Ségurane, les Barbets et Garibaldi, sont leurs modèles, alors que François 1er, Louis XIV, les jacobins, le traître Masséna et Napoléon III qui ont très gravement nuit à Nice sont retournés à l’envoyeur dans des sacs poubelles, moralement du moins. Le fait que ces agresseurs de Nice soient considérés comme « de grands hommes » par les Français et comme des ennemis jurés par les vrais Niçois, prouve déjà à lui seul qu’il n’y a pas que des Français en France, même si l’artifice administratif peut faire illusion. Et cette réalité ne s’applique pas qu’aux Niçois, car d’autres particularismes ont été gravement lésés par le jacobinisme. Le Pays de Nice est un pays annexé ; l’occupant comptait bien faire disparaître à jamais l’identité niçoise et la remplacer par l’identité française. Mais l’identité niçoise refleurit alors que l’identité française est en train de disparaître ; juste et logique retour des choses, mais les Niçois ne comptent pas en faire les frais.

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Les Niçois ont relevé la tête. Ils demandent maintenant des comptes sur ce qu’on leur a fait subir : il est temps de payer les spoliations, les humiliations et les coups de règles sur les doigts que recevaient les écoliers niçois quand ils osaient parler leur langue. L’Université française, machine a broyer et à digérer les particularismes tentait de les persuader que leurs ancêtres étaient français, comme elle enseignait aux écoliers Africains que leurs ancêtres étaient Gaulois. Mais comme on dit à Nice :  le mensonge a la jambe courte. Il a duré cent quarante huit ans, une poussière dans les vingt-cinq siècles de l’histoire Niçoise. L’actuel maire de Nice veut célébrer en grande pompe le 150e anniversaire de ce mensonge, mais les coups de règles sur les doigts, ce sont maintenant les Niçois qui vont les donner et ce scandaleux anniversaire qui est une offense à nos aïeux en sera l’occasion.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L'identité niçoise est toujours debout

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure