Il convient d’établir un constat qui déplaira à certains, mais que personne ne pourra démentir parce qu’il crève les yeux. Il y a, d’un côté du Var, la France qui a renoncé à son identité historique, sociale et culturelle, qui est en train se sombrer ; de l’autre il y à Nice, qui ne veut pas couler, enchaînée dans la cale de cette galère et refuse catégoriquement de perdre son identité historique, ses racines et sa culture. Après avoir annexé le Pays de Nice par une invasion militaire et un plébiscite truqué, on ne le répétera jamais assez, la France y a imposé ses lois, ses pratiques et ses défauts ; elle y a insufflé ses germes de décadence et aujourd’hui elle y importe les conséquences de sa monumentale faillite dans tous les domaines. Non seulement elle les importe chez nous mais elle nous les impose en leur donnant un cadre légal dans certains cas. La France, bien qu’elle s’y soit employé par tous les moyens, n’est pas parvenue à dénaturer la nature profonde du Pays de Nice et le particularisme de ses habitants. Nice a été fondée au Véme siècle avant Jésus Christ et du point de vue de l’antériorité historique elle n’a rien à céder à Paris. Nice a très tôt rejeté les féodaux ; elle a proclamé son indépendance en l’an 1108, les Français ont du attendre 1789, ils ont près de sept siècles de retard.

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Cela ne les a pas empêché de se persuader qu’ils sont les inventeurs de l’idée républicaine et de mépriser les Niçois qu’ils ont longtemps considérés comme des indigènes qui leur devaient tout et qui sans eux vivraient dans des cavernes. Nice selon eux est née en 1860…  Mais sept siècles et demi auparavant, en 1108, alors que les Niçois proclamaient leur indépendance, instauraient le municipe consulaire électif, se dotaient de statuts et de lois et que Nice passait des traités en qualité de puissance souveraine, avec Pise, Gênes et d’autres Villes-Etat, quel était donc le statut social des ancêtres de ces Français qui pour la plupart nous méprisent et prennent Nice pour leur club de vacances ? Réduits au servage ils courbaient l’échine devant le pouvoir féodal ; taillables et corvéables à merci ils subissaient la haute et basse justice des tyranneaux de province ; ils étaient écrasés d’impôts, de corvées et subissaient l’arbitraire de l’Eglise et du roi. Les corvées en France n’ont été abolies que sous le règne de Louis XVI ! Alors que les Niçois comme le relève Smolett ont toujours été le peuple le moins imposé d’Europe ; ils disposaient de très importantes franchises, qui ne furent pas obtenues en présentent timidement des « cahiers de doléances »  mais résultaient de leurs droits anciens, remontant à César ; droits qu’ils ont soutenus par les armes. C’est la raison pour laquelle les idées révolutionnaires n’eurent jamais de succès à Nice. Chez nous la loi salique n’a jamais existé et les femmes pouvaient hériter de fiefs et les gérer, en France elles ont toujours été écartées. Les Niçois ont appris la démocratie tout seuls et bien avant les autres.

1 - Introduction

2 - Le particularisme du Pays de Nice

3 - L’identité niçoise est toujours debout.

4 - Opposition historique et options diamétralement opposées 

5 - Les choix dangereux de la France

6 -Nice, terre d’accueil

7 - Les niçois ne doivent rien à personne

8 - L’affaire de la Grande Mosquée, ne doit pas être le fonds de commerce des politiciens

9 - Les raisons historiques propres à Nice

10 - Beaucoup de Niçois s’interrogent

11 - Les religions, la lettre, l’esprit et les interprétations

12 - Beaucoup de contradictions

13 - Religion et politique

14 - Chacun a droit au respect

15 - Pourquoi de nombreux Niçois ne veulent pas d’une grande Mosquée en centre ville

16 - La réciprocité doit régir les rapports humains

17 - Accueil, oui, colonisation de Nice, non

18 - Pour conclure