Non content d'avoir publié à l'occasion de ce bicentenaire des articles historiquement tendancieux sur Garibaldi, pour ne pas dire plus, non content d'avoir occulté les manifestations du Comité Populaire Niçois, dont il était pourtant averti, le monopole de presse, apparemment, a choisi, à l'occasion de ce bicentenaire de faire bénéficier ses lecteurs d'uns splendide politique de non-information, car il à également passé sous silence la déclaration Giueseppe Garibaldi aux Niçois (qui lui avait été faxée ) ! Le monopole de presse, il est vrai, n'est qu'une entreprise commerciale qui fait du « business » comme tout autre : il est libre de sa ligne éditoriale et n'est pas tenu d'informer les Niçois (ce n'est pas un organe officiel, comme certain pourrait le croire et comme il en a l'apparence du fait de son monopole de fait mais il convenait que les Niçois qui l'ignoraient le sachent, ils pourront ainsi en tirer toutes les conclusions utiles et s'informer par leurs propres moyens).

Nous publions in extenso le texte de Giuseppe Garibaldi, car à l'occasion du bicentenaire du héros, il est hors de question de laisser à Nice, mettre un sparadrap sur la bouche de son descendant direct qui est le gardien de la tradition garibaldienne; ce texte comme le constaterons nos lecteurs est d'une toute autre tenue morale que les discours des vendeurs de logos et autres ravioliseurs.

Chers citoyens niçois.

J'ai lu les propositions commerciales du comité instauré par une fédération d'associations niçoises pour la célébration de la naissance de mon bisaïeul, Joseph Garibaldi né à Nice, mais je n'ai pas eu le plaisir de savoir à l'occasion de cette célébration à quels événements sera destinée une manne si convoitée. J'au reconnu dans le logo, le cadre original dont il est extrait et qui est conservé auprès de l'Institut des études garibaldiennes de Rome. Or, la confiscation du nom de « Garibaldi » à des fins commerciales est la négation de la tradition garibaldienne comme elle est illégale en droit.

Permettez-moi cependant d'exprimé quelques réflexions avec vous en célébrant le héros des deux mondes, réflexions pour ainsi dire en famille. L'exemple humain, historique et politique de Garibaldi doit nous amener à défendre avant tous nos liberté, mais sans avoir de celles-ci, une conception mesquine, restreinte à notre individualisme, à notre clocher, à notre nationalisme. En tant qu'individus, nous nous sentons libres au sein de l'Humanité, et en tant qu'hommes nous nous sentons libres lorsque le sont tous les autres. Nous ressentons cependant, dans la chaleur anormale de cette année 2007, une planète malade dans sa matière, dans son âme et dans l'Esprit. Malade à cause de notre étroitesse d'esprit, qui nous empêche de respirer librement à pleins poumons et nous pousse à rester enfermés au frais dans nos véhicules et nos demeures à l'air conditionné, qui dénaturent l'équilibre de l'atmosphère terrestre; malade de notre brutalité, qui fait de nous des tyrans cruels jusqu'au sadisme, quand par exemple sans y réfléchir, nous pressons un citrons à l'acide brûlante sur une savoureuse huître encore vivante.

Je parle ici de comportements banals, parce que ce sont eux qui révèlent l'âme et l'esprit humain, et influencent le climat physique, sentimental et mental du monde. Le véritable amour de la patrie n'est ni chauvinisme ni étroit esprit de clocher, dans la mesure où l'affection pour notre ville nous porte à la vouloir réellement libre, moderne, civile, productive, pour tous les citoyens, c'est-à-dire à désirer que tous jouissent dans les secteur, d'une souveraineté pleine, mais la chronique de la politique internationale, relève tous les jours que les Européens ne sont pas librement maîtres d'eux-même, par le fait que les Etats d'Europe ne sont pas unis, par exemple, sur la politique extérieur et sur la défense. Comment la France et l'Italie peuvent-elles respecter la liberté de Nice, si elles-mêmes, par leur désunion, n'ont pas un respect suffisant pour leur propre liberté dans le monde ?

Les réponses à ces questions se concrétisent dans les idéaux de la tradition garibaldienne, une tradition faite de volontariat allant jusqu'au sacrifice et à l'aide à qui que se soit de par le monde, une tradition de total désintérêt pécuniaire, et quiconque veuille les apporter, ces réponses, est certes libre d'utiliser images et symboles liés au Héros des Deux Mondes, symboles qui lui sont liés mais sur lesquels personne ne peut revendiquer de droits privés. Ceux-ci sont en fait, propriété exclusive de l'Humanité. Ils appartiennent à cet esprit universel qui est force vitale chez les végétaux, force en sommeil dans la matière et force des sentiments chez les animaux, qui nous donnent de l'affection que souvent nous sommes incapables de leur rendre, et surtout force de la connaissance chez l'homme qui possède la conscience de Soi.

Tout le reste n'à absolument rien à voir avec la tradition de Giueseppe Garibaldi, et encore moins le fait de breveter Garibaldi, ce que personne n'avait jamais fait en aucune occasion, ni le Comité National Italien, ni encore moi, qui en porte le nom et le prénom.

Joseph Garibaldi,

Président de l'Institut historique International des Etudes « Giueseppe Garibaldi » - Roma

Les Nouvelles Niçoises, juillet 2007