14 mai 1851, quand le peuple Niçois menaça les Etats Sardes de proclamer son indépendance !
Tout au long de cette année du 150ème anniversaire de l’annexion frauduleuse de Nice par la France. Plusieurs documents ont été révélés et des ouvrages publiés dévoilant la vérité concernant l’annexion.
Voici un nouveau document, concernant la suppression des franchises du port de Nice.
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Les 13 et 14 mai 1851, de violentes émeutes éclatent à Nice suite à la décision de supprimer le port-franc de Nice, les meneurs des émeutiers comme Avigdor et Carlone sont arrêtés ou en fuite. Les Niçois furieux mutilèrent la statue de Charles-Felix situé au port et s’en prenant plus particulièrement au doigt pointant le port *. La rupture avec le royaume de Sardaigne est même envisagée.
Selon la version officielle, la suppression du port signe la rupture avec la Sardaigne et, toujours selon la version officielle, aurait poussé les Niçois à se tourner progressivement vers la France...
Mais comme l'indique ce document signé le 14 mai 1851 (deuxième jour de l’émeute) par les meneurs (entre autre : Avgidor et Carlone) montre en effet que la rupture avec la Sardaigne fut envisagée, mais non pour se tourner vers la France comme l’affirme l’histoire officielle…mais pour menacer le gouvernement Sarde de revendiquer l’indépendance de Nice ! « Le Peuple de Nice rappelle le Gouvernement Sarde à la foi des traités [..] A défaut: Le Peuple de Nice plaçant le droit au-dessus de la force, serait réduit à considérer le contrat d'annexion comme rompu par le Gouvernement lui-même, et à revendiquer son indépendance ».
Ce document témoigne de l’opinion du peuple Niçois qui connaissait, et surtout, défendait ses droits issus du « Contrat d'Union de 1388 par lequel le Comté de Nice se donna librement à la Maison de Savoie » et montre dans quel état d’esprit les Niçois se trouvaient, moins d’une décennie avant l’annexion.
Comment, continuer de croire qu’un peuple resté aussi attaché à ses droits et franchises depuis 1388, aurai-pu en moins d’une décennie, tout oublier, tout abandonner pour se « donner » en 1860 à la France jacobine, qui lui confisqua toute forme de liberté ?
* Cette statue est toujours située au port avec son doigt amputé. Une copie a été faite et placée à l’entrée de la mairie. Et cette même copie placée par le précédent maire fut enlevée par l’actuel locataire de la mairie qui y plaça un Pouce de César (un doigt d’honneur tourner vers le peuple Niçois plutôt qu’un pouce ?)
Appéro géant à Nice pour retraités/figurants français à la fête du " rattachement" !
Communiqué du 12 juin 2010 : VERGOUGNA !
Selon un sondage effectué par le monopole de presse, 75 % des Niçois ne désirent pas pas participer aux honteuses "célébrations" du 150e de l'annexion scélérate. Connaissant l'impartialité et les pratiques de cet organe qui vit en grande partie avec les publicités municipales et départementales, l'on peut supposer que le chiffre de 75% avoué est encore au dessous de la réalité. Qu'à cela ne tienne, on a remplacé les Niçois par quelques centaines de franchouillards retraités et de touristes affamés, se pressant derrière les barrières comme des veaux à la mangeoire pour mendier un morceau de pan bagnat ! Les mêmes qui courent habituellement de buffets en buffets et parfois même n'hésitent pas à remplir discrètement leurs sacs de victuailles, sont maintenant utilisés comme figurants lors des "fêtes" du 150eme !!!
Les Niçois sont fiers et n'ont jamais demandé l'aumône, même aux pires heures de leur histoire ; Le monopole de presse présente ces gens tendant la main, comme des Niçois ! Mais ces niçois administratifs et ces touristes qui ne sont pas Niçois sont la parfaite image de ce que sont devenus les français. Il ne faudrait pas mélanger les torchons français et les serviettes niçoises, en présentant cette cette engeance comme le peuple Niçois. Ceux qui se livrent à cette indigne manipulation se couvrent de honte encore une fois. Les Niçois doivent boycotter une presse qui les insulte à longueur de journée ; et il faudra bientôt éradiquer de notre ville la plaie que sont les partis français et leurs acolytes. En 1860 le journaliste niçois Fenocchio avait écrit que "la fête de l'annexion avait été une honte pour la france et un honneur pour les Niçois qui n'y avaient pas participés". Un siècle et demi plus tard, il se passe exactement la même chose. Ahura Basta, ils polluent notre air , il faut les chasser, qu'ils aillent mendier et fouiller dans les poubelles de l'autre coté du Var ! Vergougna ! "
Rappel des manifestations et mise en garde des tentatives de récupération
L.R.L.N. COMMUNIQUE ET MISE AU POINT DU 8 JUIN 2010 - « Nous appelons de nouveau nos membres, amis et sympathisants à se rendre aux manifestations officielles organisées à l’occasion du 150e anniversaire de l’annexion scélérate, afin de manifester bruyamment leur mécontentement, sans violence, mais fermement. C’est au cœur du système oppresseur qu’il faut agir et non ailleurs, pour donner à cette protestation populaire une valeur de symbole fort. Le peuple niçois, agissant spontanément, souverainement et hors de tout parti ou faction, doit manifester sa haute réprobation contre la puissance annexante arrogante qui ose célébrer notre asservissement en grandes pompes. En ces circonstances hautement symboliques, lui seul en a le droit, personne ne peut parler en son nom. »
« Le calendrier des manifestions est maintenant disponible. Nous rappelons les dates d’événements importants auxquels il convient d’être présent en priorité :
les 12, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 juin 2010 à 22 h devant le Palais Sarde, où il sera donné une série d’indignes représentations théâtrales, célébrant Napoléon le petit, premier dictateur moderne.
Le 14 juin à 12 h devant le honteux monument du centenaire (érigé en bordure du jardin Albert 1er, face à la mer), où l’on célébrera l’anniversaire de la vente de Nice et sa prise de possession par la puissance annexante, le 14 juin 1860.
Pour les vrais Niçois, c’est un devoir de conscience de se rendre à ces manifestations, en famille et avec ses amis, pour protester par tous moyens opportuns, hors la violence qu’il convient de rejeter absolument. Nous y serons nous-mêmes et conseillons à tous nos amis d’y participer très nombreux, car seul le nombre d’opposants sera significatif de la volonté populaire ».
« Il semble qu’une polémique soit née sur le web à propos d’une manifestation organisée par un « collectif » douteux initié par des personnages qui apparemment ne souhaitent pas apparaître au grand jour et se noient dans l’anonymat. Quelques personnes ont souhaité connaître notre position à ce propos ; nous la donnons volontiers, car contrairement à certains nous n’avons jamais avancé masqués, le public sachant qui nous sommes, ce que nous voulons, pourquoi nous le voulons et ce que nous avons fait. Chacun sait également que certains des membres de notre direction, par de nombreuses études et publications ont rendu aux Niçois leur histoire occultée depuis un siècle et demi par l’occupant, ce que personne n’avait eu le courage de le faire avant eux ».
« Il était fatal que la commémoration du 150e anniversaire de l’annexion aiguise l’appétit des récupérateurs patentés de tout événement médiatique. Il était prévisible que les mêmes tentent de récupérer la juste colère des Niçois, afin de servir leurs intérêt en manipulant les personnes peu informées ou de peu de caractère »
« A la question ; doit-on se rendre à la manifestions organisée par ce collectif fantôme, notre réponse est non. Nous n’avons pas à justifier notre position, mais là encore nous serons très clairs, car nous sommes toujours motivés par de saines et logiques raisons. Il y a tout lieu de penser que ce collectif a été initié par un groupuscule d’extrême droite, français qui sévit à Nice et se faufile derrière l’identité niçoise pour servir une idéologie et des intérêts qui lui sont contraires tous points, puisqu’elle est tricolore. Cette explication devrait suffire, mais la polémique pouvant prendre des proportions hors de mesure du fait de l’ignorance et de la désinformation, il convient d’être plus explicite. Le groupuscule national en question et ses succursales dans toute la France ont été créés par des membres dissidents de l’aile droite du Front National, à savoir la mouvance Megretiste. L’un des fondateurs et figure de proue de ce mouvement dont la direction se trouve à Lyon et non pas à Nice a été condamné pour négationnisme et a récemment transformé son mouvement associatif en parti national français déclaré. Ce parti qui n’a rien de niçois, fait de la politique française comme nous avons pu le voir lors des dernières régionales, avec l’alliance avec M. Bompard, ex-membre du Front National et maire d’Orange. Les membres de ce mouvement, et aujourd’hui de ce parti, plus tricolores que le drapeau français ont pris pour symbole le sanglier gaulois, ce qui se passe de commentaires ; bien sûr, l’on n’exhibe pas à Nice pour d’évidentes raisons, on le cache sous les jupons de Catherine Ségurane.... qui lutta contre les Français et leurs alliés Ottomans... »
« Les manipulateurs n’hésitant pas à multiplier les contradictions des plus grotesques, afin de mieux désorienter l’opinion, ont même « honoré » le socialiste Blanqui, haï par l’extrême droite française ! Lequel se serait bien passé de leur « hommage » car il la combattit avec détermination et le paya de nombreuses années de prison. Les membres de ce mouvement d’extrême droite français, alliés en Italie avec la Ligue du Nord, qui couvre Garibaldi d’injures et de boue ont osé à Nice, souiller la statue de notre héros en la voilant d’un drap noir, alors qu’ils présentent officiellement défendre notre identité.... Dans la librairie niçoise de l’un des dirigeants de ce parti français, l’on a reçu, pour une signature d’ouvrage un ancien de la division Charlemagne, composée de SS français, alors que Nice a eu à souffrir énormément de cette idéologie au nom de laquelle, entre autres, l’on a fusillé des jeunes niçois du Lycée Masséna »
« Ratonnades, actions violentes, fêtes du solstice, symboles bruns à peine déguisés, complètent ce tableau qui est en totale contradiction avec l’identité niçoise et l’esprit niçois. Comment des ultra nationalistes français, héritiers de ceux qui ont envahi Nice en 1543, alliés aux Turcs, en 1629, en 1691, en 1705, en 1744, en 1792, en 1860 et 1871, peuvent ils oser prétendre manifester contre l’annexion de Nice ? Qui peut le prétendre et qui peut croire, sinon quelques très jeunes Niçois non informés et manipulés ? Les partis nationalistes français sont par essence les pires ennemis de l’identité niçoise, qu’en l‘occurrence ils salissent pour mieux la détruire. Et en sus, ils se servent de jeunes niçois souvent de bonne foi, pour le faire. Rien de bon pour Nice ne peut venir de ce groupuscule français, tricolore, et fier de l’être qui ici prend un nom niçois, en Alsace une couleur alsacienne, en Bretagne une couleur bretonne etc. etc. En Corse ils ne prennent aucune couleur, car toute implantation leur est impossible. Le but politique déclarés de ce parti nationaliste français est de s’implanter dans le paysage politique français, alors que ce système a toujours voulu détruire notre identité et qu’il est responsable de nos maux »
« La démocratie veut certes que chacun puisse défendre l’idéologie qu’il veut, même quand elle est attentatoire la démocratie ; ce qui se passe ailleurs ne nous intéresse pas directement, mais à Nice, adhérer, servir ou promouvoir de tels groupuscules, en toute connaissance de cause, ou même en étant trompé, car chacun aujourd’hui peut s’informer aisément de la réalité, c’est trahir Nice et l’identité niçoise. Ce groupuscule en question est en fait un précieux auxiliaire de la puissante annexante, car il sème le trouble et la confusion, parmi les défenseurs de la cause niçoise et la dessert par des actions totalement contraires à l’esprit niçois. Pour toutes ces raisons, clairement explicitées, la L.R.L.N. ne peut que mettre en garde ses adhérents et sympathisants, et leur demander de ne pas assister à une manifestation organisée par les représentants locaux d’un parti ultra tricolore français, par essence ennemi juré de l’identité niçoise ».
« la L.R.L.N. agit sur un autre plan, bien au dessus de ces gesticulations politiques françaises dont le but évident est de diviser les forces vives niçoises afin de les rendre inopérantes. Elle a permis aux Niçois de se réapproprier leur histoire. Ses actions, comme la déclaration de Genève, ont une autre toute autre portée, que ces scories nuisibles à la cause de la souveraineté niçoise dont les pires ennemis sont les membres de l’extrême droite française ; les héritiers de ceux qui en 1871 insultaient Garibaldi à l’Assemblée nationale française de Bordeaux, se déguisent aujourd’hui en niçois afin d’enrayer le processus de libération de Nice, alors qu’en même temps ils voilent de noir la statue de notre héros. Ces ex-frontistes tricolores honorent soi-disant Ségurane qui s’est battue contre les Français »
« Ceux qui, manipulés ou non, par méconnaissance, ou attirés par la violence, se sont rapprochés du groupuscule en question, sont les alliés objectifs et actifs de l’extrême droite française, ennemie héréditaire et féroce des Niçois ; ils sont donc devenus eux mêmes, par le fait, des ennemis de Nice. Il convient donc, que chacun prenne ses responsabilités : où l’on sert l’Aigle de Nice, où l’on sert le sanglier gaulois, les deux sont ennemis jurés, il faut choisir. Ceux qui choisiront le sanglier gaulois seront des ennemis de Nice et les vrais Niçois les traiterons comme tels ».
« La L.R.L.N. est le seul mouvement historique moderne, fondé pour soutenir les droits de Nice à la souveraineté ; forte de sa légitimité et de l’énorme travail accompli, elle poursuivra son but, sans se préoccuper des agitations insanes et inutiles qui ne pèsent pas une once dans le combat pour Nice, sinon pour l’affaiblir et le retarder : c’est le but des tricolores français déguisés en Niçois. Au moment où des avancées significatives dans les faits, le droit et l’opinion publique nous permettent d’augurer des succès majeurs, nous demandons aux Niçois de ne pas s’égarer sur des chemins de traverse, mais de se rassembler. Nos efforts portent déjà leurs fruits, bientôt les Niçois reprendrons le pouvoir chez eux ; la France s’effondre sous le poids de la faillite et de l’immoralité, Nice marche inexorablement vers son destin, qui est la souveraineté. Issa Nissa ! »
La PACA aussi fête le 150e
La région tout a fait artificielle de P.A.C.A. fête elle aussi à sa manière l'annexion du Pays de Nice, en nous rappelant sur les bus, que Nice est (malgrè-elle) réunie à la Provence. Mais le terme exact serait plutôt "enchaîné à la Provence".

A notre tour de faire un rappel historique :
Niçois et Provençaux... Histoire d'un contentieux séculaire
OGCN - OM : pourquoi tant de haine ?
T-shirt du 150e anniversaire de l'annexion de Nice
T-shirt du 150e anniversaire de l’annexion de Nice
Aigle en relief brisant les chaînes de la servitude.
Prix 13 €
Existe en plusieurs tailles
Vous pouvez vous le procurer au Parti Niçois
1 rue Caïs de Pierlas (porte noire) 06300 Nice
Tél. 06 12 86 25 05
Une tour Eiffel provençale pour fêter les 150 ans de l'annexion du pays de Nice !
En cette année 2010, la puissance annexante a décidé d'entériner l’édification du plus symbolique « monument » représentatif de l'annexion frauduleuse du pays de Nice il y a 150 ans, sous la houlette de celui qui se disait niçois jusqu'au bout des ongles lors de la campagne électorale de 2008 à Nice : Christian Estrosi.
Une structure Stalinienne métallique composée de barreaux de fer de 30 mètres de haut édifiée sur le parking Sulzer face à la mer. Ces barreaux de prison géants rappelant aussi la tour Eiffel sont une insulte aux Niçois quand on sait qu'aujourd'hui le droit français ne s'applique plus en pays Niçois et en Savoie depuis la suspension du traité de Turin en 1940 et son abrogation en 1947...Afin que les Niçoises et les Niçois puissent clairement identifier les instigateurs de cette ignominie qui est la matérialisation de la pire des insultes à un peuple occupé : La glorification de leur propre asservissement !
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Nous portons à leur connaissance la liste des noms des élus municipaux qui l'ont cautionné ou qui se sont fait représenter lors de cette séance qui ne leur fait pas honneur, d’autant que le « cadeau » va coûter deux millions d’euros d’argent public pour son « installation »... au moment où beaucoup de Niçois tirent le diable par la queue et comptent les pièces jaunes pour acheter de la nourriture.
(cliquez pour agrandir)
La L.R.L.N. avait mis en garde les Niçois en 2008 face au danger imminent que courrait l’identité niçoise si Christian Estrosi et sa cour étaient élus. Aujourd’hui, leurs intentions sont parfaitement lisibles. Désormais, nous savons qui est niçois et qui ne l’est pas…
Pays Niçois et Occitano-provençaux : Mettons les pendules à l'heure Niçoise
http://occitaniafuora.canalblog.com/
Le 15 et 16 avril 1860 : Le plébiscite truqué
Dans le numéro précédent, nous avions mis à plat, grâce aux archives diplomatiques, la réalité qui se cachait derrière le traité de Turin, à savoir la volonté française de s’emparer de Nice et de la Savoie à tout prix. Cavour qui avait sacrifié la Savoie, céda aussi pour Nice car il aurait perdu l’avantage de pouvoir la monnayer si Napoléon III mettait à exécution ses menaces d’invasion. Le mémorandum secret accompagnant le traité du 24 mars prévoyait que le gouvernement Sarde faciliterait l’ingérence française à Nice, dès la signature de l’acte et avant même le vote des populations, lequel ne servait que paravent pour ôter aux puissances européennes tout prétexte à intervention. Le consul de France Pillet et le sénateur Piétri, installé à Nice, dirigeaient déjà tout à leur gré. Le scénario qu’ils avaient préparé était en place et ils avaient choisi les hommes corrompus qui allaient servir leurs projets. La frégate française La Foudre, chargée de soldats, mouillait déjà en rade de Villefranche, aux ordres du Consul de France.
Le 27 mars Victor-Emmanuel II signa l’acte de renonciation solennel à ses droits sur les deux provinces, pour lui et ses descendants. A cet instant, Nice se retrouvait légalement dans le statut antérieur à la dédition de 1388, donc jouissant de la pleine souveraineté. Mais l’acte de renonciation ne fut rendu public que le Ier avril. Pendant ce temps, les Niçois furieux assiégèrent l’Hôtel où résidait Piétri, brisèrent les vitres et furent refoulés par les marins français. Le syndic Malausséna, corrompu par Piétri était tout acquis à la France, mais il restait Arson et de la junte municipale qui avait demandé la neutralisation de Nice garantie par les puissances européennes ; pour paralyser leur action, le roi désigna le 1er avril les personnes que le ministère français, sur les conseils de Piétri, lui avait indiqué, pour diriger le comté. Lubonis fut nommé régent, Girard, vice-gouverneur et Gal, conseiller. Ces nomination étaient illégales car ayant renoncé à sa souveraineté il ne pouvait nommer aucun fonctionnaire et encore moins un « régent » puisque Nice n’avait plus de roi... La veille, ces nominations avaient déjà été annoncées à Paris dans le Journal des débats avant même que Victor-Emmanuel ne signe les actes officiels ! Le roi entra dans une violente colère car, du fait de cette bévue française, il se vit démasqué publiquement...
Le scénario était bien orchestré puisque le Ier avril les troupes françaises entraient à Nice. Nous lisons dans le journal du capitaine Secrétain, envoyé à Nice par Napoléon III avec le général Frossard pour superviser l’annexion : «1er avril : …le colonel d’Etat-major Osmont est à Nice depuis quelques jours avec le titre de commandant de la place française, avec le sous-intendant militaire Gaudrax, pour y organiser le service des troupes françaises de passage. En effet, l’armée d’Italie rentre. Il doit passer à Nice, deux divisions complètes (Bazaine et de Failly), la moitié de la division Ulrichz et toute la cavalerie. Les troupes d’infanterie feront séjour à Nice de façon qu’il y ait toujours là deux bataillons ; les premières troupes arrivent aujourd’hui. »
Le « régent » Lubonis fit une déclaration outrancièrement pro-française qui se terminait par : « Vive Napoléon III !» ; elle fit un scandale à Nice et à Turin, il fut rappelé à l’ordre par Cavour. Un sieur Paccard, français en villégiature à Nice écrivit dans son journal : « Une buvette gratuite a été établie pour les soldats français ; le soir il y a eu une illumination… toutefois, quelques cris « a bas les Français, se sont fait entendre, mais sans écho : C’est surtout la classe tout à fait la plus basse que se prononçait le plus vivement contre nous. On redoute surtout la police française ». Le peuple Niçois était « la classe la plus basse » et « il redoutait la police française », alors qu’il était chez lui et subissait une armée d’occupation !!!
Le 5 avril le comité d’opposition à l’annexion déclarait : «En présence des événements qui ont eu lieu de puis quelques jours, en présence de l’occupation de fait par les troupes française…en présence de la pression morale qui résulte de ce fait qui sont en contradiction avec les promesses de garanties contenues dans la déclaration du roi, attendu que le Comité national s’était constitué dans le seul but de s’opposer avec pleine liberté et par tous les moyens légaux à l’annexion du comté de Nice par la France, le Comité, en déclarant que l’accomplissement de sa mission est empêché par la force des circonstance, décide de s’ajourner indéfiniment… ». Les opposants refusaient de participer à cette parodie de vote. Le 7 avril, le « régent » Lubonis promulgua une nouvelle loi électorale qui permettait la fraude massive. L’article 4 supprimait l’obligation de résidence à Nice pour voter, l’article 7 indiquait que les listes seraient dressées par des « Comités » nommés par lui et l’article 6, stipulait que ces Comités « statueraient sommairement sur toutes les réclamations ».
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Le plébiscite était ainsi verrouillé par les Français. Le 10 avril Cavour écrivit à son ministre Nigra : «Santa-Rosa [haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur Sarde], m’assure que tout est déjà français à Nice, même le syndic M. Malausséna que Piétri a su gagner en peu de temps… » et dans un autre courrier : «…puisque Piétri est sûr du résultat… ». Le syndic Malausséna fit une vibrante et honteuse proclamation pro-française avant le scrutin, suivi par l’évêque Sola qui se livra à toutes les bassesses de sacristie, se déshonorant au point de vanter aux Niçois « l’équité des lois » de Napoléon III (qui instaura des lois d’exception muselant les libertés publiques) et « l’opulent Trésor français… » ! A la mairie arrivaient les réquisitions du préfet impérial du var ( !) qui transmettait des listes des personnes soi disant « d’origine niçoise » habitant en France, que l’on devait inscrire sur les listes niçoises... 
La principale fraude s’articula grâce à l’introduction du « suffrage universel », ce qui est un comble : Malausséna reprit d’abord les anciennes listes où figuraient les vrais Niçois « incontournables » déjà inscrit au suffrage censitaire, lequel était restrictif, ce qui déjà en éliminait beaucoup et les « Comités » désignés par Lubonis dressèrent des quantités de listes complémentaires, (composées évidemment de personnes niçoises ou non, dont ils étaient sûrs) pour que le suffrage devienne « universel ». On dispose de ces « listes supplémentaires » ou chaque membre des « Comité » a signé en face du nom qu’il a fait inscrire. On connaît la suite, pas de bulletin « Non », pas d’isoloir, surveillance des bureaux par les seuls pro-français, dépouillement idem, pas d’observateurs neutres, présence ostensible de l’armée française, pressions et corruptions diverses… Et le scrutin se déroulant durant deux jours (ce qui n’était pas utile) les urnes furent toute la nuit sous la seule garde des « Comités » alors que Malausséna avait en sa possession le cachet municipal avec lequel elles avaient été scellées… Secrétain indique : « pour éviter toute apparence de pression, on n’a gardé à Nice qu’un seul bataillon, pour le service des postes et des soldats qui n’étaient pas en service ». Qui peut croire qu’il ait fallu un bataillon entier en ville pour distribuer le courrier, un dimanche et un lundi, à des soldats… censés être bouclés dans des casernes ? Voilà le compte-rendu de Sécretain pour le soir du premier jour de vote : « 15 avril. Premier jour du vote pour l’annexion… C’est le général [Frossard] qui a fait hâter ce vote afin de mettre un terme aux mouvements de la population indigène. En Savoie le vote n’aura lieu que dans huit jours… Il y a dans ce premier jour 5300 votants sur 7000 inscrits et le vote est unanime. Les paysans qui n’ont pas de bulletins tout faits et auxquels au demande s’ils veulent le bulletin oui ou le bulletin non, s’indignent qu’on mette leur vote en doute… ». Sans commentaires ! Le second jour du scrutin, les « Comités » laissèrent voter des centaines de non-inscrits, pourvu qu’ils votent Oui. En hâte, il fallut remettre tout cela d’aplomb à la mairie et refaire de nouveaux procès-verbaux dressés et signés illégalement après coup ! On conserve aux archives des centaines de ces morceaux de papiers de divers formats, raturés, tâchés, des feuilles arrachées à la sauvette, portant dans le plus grand désordre les noms de ces « votants » inconnus de dernière heure.
Plus généralement, l’on oublie souvent de dire que le traité de Turin ne fixait pas la limite des territoires cédés, lequel fut déterminé un an après par la convention de délimitation de frontières du 7 mars 1861. Ce qui signifie que les populations appelées à voter pour l’annexion ne savaient même pas si elles étaient concernées par ce vote ! Tende, la Brigue, ne l’étaient pas puisqu’elles demeurèrent italiennes ; Menton et Roquebrune non plus, puisque Napoléon III fut contraint de les racheter au prince de Monaco 4 millions-or ! Pourtant les voix de ces communes furent comptabilisées dans « le résultat » du plébiscite. Le soir de la « victoire » française, Piétri à qui l’on apportait les résultats, consulta l’ensemble des pièces, et loin d’être satisfait, se rembrunit, et laissa tomber glacial : « Messieurs, vous êtes tous des maladroits ! », tellement les fraudes étaient visibles. Plus tard, Lubonis, qui ne s’estimait pas assez payé pour sa trahison écrira, lui : «… vous savez que dans ces derniers temps j’ai du voir certains procédés diplomatiques, certaines mesures politiques dont Machiavel lui-même eût été étonné. ces souvenirs ne sont pas encourageants surtout pour les magistrats habitués à la stricte application des lois… ». Nous clôturerons là ce dossier car l’on pourrait écrire un livre entier. Ce livre d’ailleurs existe, et pour ceux qui veulent en savoir plus, nous signalons qu’il s’agit de « Nice, demain l’indépendance » d’Alain Roullier. Documents diplomatiques à l’appui, il y est disséqué par le menu toutes ces fraudes et bien d’autres, intervenues plus tard sur ce même sujet, notamment en 1947 lors de la signature du traité de Paix, et nous conseillons aux vrais Niçois de le lire (en librairie, ou tél. au 06 12 86 25 05 pour vous le procurer).
Il y a 150 ans jour pour jour... l'invasion et l'occupation du Pays de Nice par les troupes francaises
Le 1er Avril 1860 se mit en place « la farce la plus abjecte qui ait été joué dans l'histoire des nations » aussi appelée « Trafic de chair humaine » à l'époque par un éditorialiste du journal « The Times »
Le mémorandum secret accompagnant le traité du 24 mars prévoyait que le gouvernement Sarde faciliterait l’ingérence française à Nice, dès la signature de l’acte et avant même le vote des populations, lequel ne servait que de paravent pour ôter aux puissances européennes tout prétexte à intervention. Le consul de France Pillet et le sénateur Piétri, installé à Nice, dirigeaient déjà tout à leur gré. Le scénario qu’ils avaient préparé était en place et ils avaient choisi les hommes corrompus qui allaient servir leurs projets. La frégate française La Foudre, chargée de soldats, mouillait déjà en rade de Villefranche, aux ordres du Consul de France.
Le 27 mars Victor-Emmanuel II avait signé l’acte de renonciation solennel à ses droits sur le Pays Niçois , pour lui et ses descendants. A cet instant, Nice se retrouvait légalement dans le statut antérieur à la dédition de 1388 et donc jouissant de sa pleine souveraineté. Mais l’acte de renonciation ne fut rendu public que le Ier avril. Pendant ce temps, les Niçois furieux assiégèrent l’Hôtel où résidait Piétri, brisèrent les vitres et furent refoulés par les marins français. Le syndic Malausséna, corrompu par Piétri était tout acquis à la France, mais il restait Arson et de la junte municipale qui avait demandé la neutralisation de Nice garantie par les puissances européennes ; pour paralyser leur action, le roi désigna le 1er avril les personnes que le ministère français, sur les conseils de Piétri, lui avait indiqué, pour diriger le comté. Lubonis fut nommé régent, Girard, vice-gouverneur et Gal, conseiller. Ces nominations étaient illégales car ayant renoncé à sa souveraineté il ne pouvait nommer aucun fonctionnaire et encore moins un « régent » puisque Nice n’avait plus de roi... La veille, ces nominations avaient déjà été annoncées à Paris dans le Journal des débats avant même que Victor-Emmanuel ne signe les actes officiels ! Le roi entra dans une violente colère car, du fait de cette bévue française, il se vit démasqué publiquement...
Le scénario était bien orchestré puisque le Ier avril les troupes françaises entraient donc à Nice. Nous lisons dans le journal du capitaine Secrétain, envoyé à Nice par Napoléon III avec le général Frossard pour superviser l’annexion :
« 1er avril : …le colonel d’Etat-major Osmont est à Nice depuis quelques jours avec le titre de commandant de la place française, avec le sous-intendant militaire Gaudrax, pour y organiser le service des troupes françaises de passage. En effet, l’armée d’Italie rentre. Il doit passer à Nice, deux divisions complètes (Bazaine et de Failly), la moitié de la division Ulrichz et toute la cavalerie. Les troupes d’infanterie feront séjour à Nice de façon qu’il y ait toujours là deux bataillons ; les premières troupes arrivent aujourd’hui. »
Le « régent » Lubonis fit une déclaration outrancièrement pro-française qui se terminait par : « Vive Napoléon III ! » ; elle fit un scandale à Nice et à Turin, il fut rappelé à l’ordre par Cavour. Un sieur Paccard, français en villégiature à Nice écrivit dans son journal : « Une buvette gratuite a été établie pour les soldats français ; le soir il y a eu une illumination… toutefois, quelques cris « à bas les Français, se sont fait entendre, mais sans écho : C’est surtout la classe tout à fait la plus basse que se prononçait le plus vivement contre nous. On redoute surtout la police française ».
Le peuple Niçois était qualifié de « classe la plus basse » et « redoutait la police française », alors qu’il était chez lui et subissait une armée d’occupation !!!
Nice contemporaine 1871
NICE CONTEMPORAINE 1871
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